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samedi 13 avril 2019

LES DORMEURS DE L'EXTRÊME......





Pour les sportifs de haut niveau, le sommeil est une arme à double tranchant. 
Bien géré, il les porte sur le podium ; négligé, il les pousse dans l'abîme. Les médecins du sommeil en tirent des applications très concrètes.
Elle s'appelle Barbara Buatois. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais cette cycliste française a remporté en 2010 une des épreuves sportives les plus difficiles du monde: la Race Across America. Les compétiteurs traversent à vélo les Etats-Unis d'ouest en est, soit 4828 km engloutis en douze jours. «La moitié des compétiteurs abandonnent avant la fin, explique la jeune femme, souriante. Pour gagner, il faut dormir le moins possible tout en restant performant et vigilant. Si vous n'êtes pas bien préparé, l'aventure peut vite tourner au cauchemar.»
Barbara avait déjà «tiré sur la corde», comme elle dit, en participant à des épreuves marathon type le Paris-Brest-Paris, 1 200 km quasiment sans dormir. «Sur 24 heures, je sais que je peux résister, affirme la sportive, mais la traversée américaine de douze jours, c'était un saut dans l'inconnu.» Beaucoup de participants de la Race Across America atteignent les limites de l'épuisement, jusqu'à souffrir d'hallucinations pendant le parcours, dernier symptôme avant l'écroulement fatal. Rien de surprenant pour le Dr François Duforez, médecin du sport, spécialiste du sommeil et fondateur de l'European Sleep Center: 
«Dans les conditions de sport extrême, tout le corps est sollicité, cerveau compris, explique-t-il. En l'absence de préparation sérieuse, les plaintes du corps fatigué se manifestent par des déchirures musculaires ou des tendinites, mais le cerveau a lui aussi besoin de récupérer. Dans le cas contraire, on enregistre des conséquences rapides sur la performance cognitive: manque de vigilance, perte de lucidité, jusqu'à des manifestations spectaculaires comme les hallucinations.»
Pour le skipper Thomas Normand, 15e à la Solitaire du Figaro 2012, mieux connaître son sommeil était aussi devenu une exigence. «Je me souviendrai tou jours de ma première transatlantique, confie-t-il. J'ai passé une première nuit blanche, et tout s'est mal enchaîné: montée de stress, angoisse, manque de vigilance, assoupissements incontrôlés, erreurs de navigation, inquiétude accrue… un cercle infernal.» Depuis, le navigateur travaille avec le Dr Duforez et le team du skipper Jean-Pierre Dick, triple vainqueur de la Transat Jacques-Vabre. Ce dernier a aussi vécu de mauvaises expériences. «Par la force des choses, nous cherchons à dépasser nos limites, mais ce dépassement doit s'arrêter où commence la perte de lucidité», résume-t-il, confirmant calmement tout l'intérêt de sa démarche rigoureuse face au sommeil.
Après des années de préparation, ce marin aguerri est capable de dormir 4 heures par 24 heures, en périodes fractionnées, et ce pendant plusieurs semaines. «Eviter d'aller dans le rouge» consiste parfois à ne s'endormir qu'une dizaine de minutes. Il plonge en sommeil lent profond - le plus réparateur - grâce à une large inspiration, puis il se réveille sans alarme extérieure. Impressionnant. «Sans révéler tous mes secrets, c'est assez simple: il faut connaître ses “portes du sommeil”, c'est-à-dire les moments de la journée où vous êtes le plus apte à vous endormir, puis provoquer une dette de sommeil dès le premier jour de course en dormant très peu. Ce manque permet de plonger plus vite dans des phases de sommeil très réparatrices, dont il faut profiter au maximum.»
Mieux se préparer à une forte pression psychologique..
Pour cela, le champion ne laisse rien au hasard. Les médecins qui le suivent ont ainsi participé à la conception d'un matelas spécial pour le skipper: «La bannette, ça n'a jamais été mon truc, on bouge trop à grande vitesse, ça perturbe le repos», justifie Jean-Pierre Dick. Comme on fait son lit on se couche et on s'endort, résume le Dr Duforez, avant d'ajouter: «Notre travail est applicatif, il ne s'agit pas de théoriser mais de trouver des solutions avec le moins d'effets secondaires possibles. Le travail réalisé avec ces sportifs de haut niveau nous apporte beaucoup pour les pathologies du sommeil que nous traitons au quotidien.»

Se relaxer en pleine journée a des effets physiques et psychiques prouvés. Crédits photo : © Reuters Photographer / Reuters/REUTERS

Les sports d'endurance ne sont pas les seuls qui mobilisent les spécialistes du sommeil. Ceux-ci travaillent avec des équipes nationales parcourant le monde et confrontées au décalage horaire ou avec des athlètes désireux de mieux se préparer avant des compétitions à forte pression psychologique. La sprinteuse Christine Arron a fait appel à leurs services alors qu'elle présentait des troubles du sommeil assez handicapants. 
L'équipe du Pr Léger a alors mis le doigt sur un phénomène étrange: la championne souffrait d'un manque de lumière dû à une longue période d'entraînement en salle.Particulièrement en pointe sur la luminothérapie dans les pathologies du sommeil, les médecins vont ainsi réparer le sommeil de l'athlète en évitant les chimies interdites. Ils ont aussi repéré ses phases de performance optimale et ont même réussi à «caler» son rythme chronobiologique sur celui de la compétition.
«Nous avons tous des périodes dans la journée où nous sommes au maximum de nos capacités, explique le Pr Léger. Les connaître et en profiter est forcément un atout.» La jeune navigatrice franco-allemande Isabelle Joschke confirme: «C'est un cercle vertueux: j'ai toujours eu un sommeil léger, mais depuis que je sais gérer mon sommeil, je suis capable de dormir plus longtemps si je le désire. 
D'une manière générale, j'ai pris conscience de l'influence du sommeil sur la santé mentale, comment la fatigue révèle la mauvaise humeur, ou comment vingt minutes d'une simple relaxation peuvent redonner une énergie étonnante.» Des réflexes d'hygiène de vie évidemment valables pour les terriens plus ordinaires

Elle s'appelle Barbara Buatois. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais cette cycliste française a remporté en 2010 une des épreuves sportives les plus difficiles du monde: la Race Across America. Les compétiteurs traversent à vélo les Etats-Unis d'ouest en est, soit 4828 km engloutis en douze jours. «La moitié des compétiteurs abandonnent avant la fin, explique la jeune femme, souriante. Pour gagner, il faut dormir le moins possible tout en restant performant et vigilant. Si vous n'êtes pas bien préparé, l'aventure peut vite tourner au cauchemar.»
Barbara avait déjà «tiré sur la corde», comme elle dit, en participant à des épreuves marathon type le Paris-Brest-Paris, 1 200 km quasiment sans dormir. «Sur 24 heures, je sais que je peux résister, affirme la sportive, mais la traversée américaine de douze jours, c'était un saut dans l'inconnu.» Beaucoup de participants de la Race Across America atteignent les limites de l'épuisement, jusqu'à souffrir d'hallucinations pendant le parcours, dernier symptôme avant l'écroulement fatal. Rien de surprenant pour le Dr François Duforez, médecin du sport, spécialiste du sommeil et fondateur de l'European Sleep Center: 
«Dans les conditions de sport extrême, tout le corps est sollicité, cerveau compris, explique-t-il. En l'absence de préparation sérieuse, les plaintes du corps fatigué se manifestent par des déchirures musculaires ou des tendinites, mais le cerveau a lui aussi besoin de récupérer. Dans le cas contraire, on enregistre des conséquences rapides sur la performance cognitive: manque de vigilance, perte de lucidité, jusqu'à des manifestations spectaculaires comme les hallucinations.»
Pour le skipper Thomas Normand, 15e à la Solitaire du Figaro 2012, mieux connaître son sommeil était aussi devenu une exigence. «Je me souviendrai tou jours de ma première transatlantique, confie-t-il. J'ai passé une première nuit blanche, et tout s'est mal enchaîné: montée de stress, angoisse, manque de vigilance, assoupissements incontrôlés, erreurs de navigation, inquiétude accrue… un cercle infernal.» Depuis, le navigateur travaille avec le Dr Duforez et le team du skipper Jean-Pierre Dick, triple vainqueur de la Transat Jacques-Vabre. Ce dernier a aussi vécu de mauvaises expériences. «Par la force des choses, nous cherchons à dépasser nos limites, mais ce dépassement doit s'arrêter où commence la perte de lucidité», résume-t-il, confirmant calmement tout l'intérêt de sa démarche rigoureuse face au sommeil.
Après des années de préparation, ce marin aguerri est capable de dormir 4 heures par 24 heures, en périodes fractionnées, et ce pendant plusieurs semaines. «Eviter d'aller dans le rouge» consiste parfois à ne s'endormir qu'une dizaine de minutes. Il plonge en sommeil lent profond - le plus réparateur - grâce à une large inspiration, puis il se réveille sans alarme extérieure. Impressionnant. «Sans révéler tous mes secrets, c'est assez simple: il faut connaître ses “portes du sommeil”, c'est-à-dire les moments de la journée où vous êtes le plus apte à vous endormir, puis provoquer une dette de sommeil dès le premier jour de course en dormant très peu. Ce manque permet de plonger plus vite dans des phases de sommeil très réparatrices, dont il faut profiter au maximum.»
Mieux se préparer à une forte pression psychologique..
Pour cela, le champion ne laisse rien au hasard. Les médecins qui le suivent ont ainsi participé à la conception d'un matelas spécial pour le skipper: «La bannette, ça n'a jamais été mon truc, on bouge trop à grande vitesse, ça perturbe le repos», justifie Jean-Pierre Dick. Comme on fait son lit on se couche et on s'endort, résume le Dr Duforez, avant d'ajouter: «Notre travail est applicatif, il ne s'agit pas de théoriser mais de trouver des solutions avec le moins d'effets secondaires possibles. Le travail réalisé avec ces sportifs de haut niveau nous apporte beaucoup pour les pathologies du sommeil que nous traitons au quotidien.»

Se relaxer en pleine journée a des effets physiques et psychiques prouvés. Crédits photo : © Reuters Photographer / Reuters/REUTERS

Les sports d'endurance ne sont pas les seuls qui mobilisent les spécialistes du sommeil. Ceux-ci travaillent avec des équipes nationales parcourant le monde et confrontées au décalage horaire ou avec des athlètes désireux de mieux se préparer avant des compétitions à forte pression psychologique. La sprinteuse Christine Arron a fait appel à leurs services alors qu'elle présentait des troubles du sommeil assez handicapants. 
L'équipe du Pr Léger a alors mis le doigt sur un phénomène étrange: la championne souffrait d'un manque de lumière dû à une longue période d'entraînement en salle.Particulièrement en pointe sur la luminothérapie dans les pathologies du sommeil, les médecins vont ainsi réparer le sommeil de l'athlète en évitant les chimies interdites. Ils ont aussi repéré ses phases de performance optimale et ont même réussi à «caler» son rythme chronobiologique sur celui de la compétition.
«Nous avons tous des périodes dans la journée où nous sommes au maximum de nos capacités, explique le Pr Léger. Les connaître et en profiter est forcément un atout.» La jeune navigatrice franco-allemande Isabelle Joschke confirme: «C'est un cercle vertueux: j'ai toujours eu un sommeil léger, mais depuis que je sais gérer mon sommeil, je suis capable de dormir plus longtemps si je le désire. 
D'une manière générale, j'ai pris conscience de l'influence du sommeil sur la santé mentale, comment la fatigue révèle la mauvaise humeur, ou comment vingt minutes d'une simple relaxation peuvent redonner une énergie étonnante.» Des réflexes d'hygiène de vie évidemment valables pour les terriens plus ordinaires

LE PEUPLE PALESTINIEN EST LE SEUL PEUPLE VICTIME D’UN GÉNOCIDE DONT LA POPULATION DOUBLE TOUS LES 15 ANS !




Certains crient à qui veut l’entendre qu’un peuple imaginaire, issu d’un pays imaginaire est victime d’une injustice qui ne peut elle aussi qu’apparaitre imaginaire.
Voilà le « paradoxe palestinien », à partir d’une situation inventée de toutes pièces, encouragée par la lâcheté de la communauté internationale, incapable de faire respecter ses propres décisions ayant la force du droit, les « palestiniens » focalisent à eux seuls et de manière permanente l’intérêt du monde entier, et ce depuis 60 ans.
N’existerait-il plus aucune autre injustice ou cause sur cette planète qui mériterait un éclairage particulier, même temporaire, même partiel ?
Les « palestiniens » seraient donc les uniques victimes permanentes, presque patentées sur cette terre ou comme tout un chacun le sait, l’injustice n’existe pas, et puis pourquoi revendiquer quand on est Tibétains ou Tamoul, Haïtien ou Darfouris, puisque n’étant pas musulmans votre cause ne trouvera aucun écho en occident ou la paix sociale s’achète au prix des plus basses compromissions.
La débauche de moyens financiers mis à disposition d’une propagande omniprésente passée maitresse dans l’art de la victimisation, relayée par la somme des haines, parfois séculaires, antisémites, antisémitisme qui semble être le carrefour moderne ou se rencontre frustrations, barbarie, arriération et mysticisme moyenâgeux.
Et bien soit cédons nous aussi, dans un raisonnement qui ne peut être que par l’absurde, à la pression conjuguée de la bêtise et de l’argent de monarques régnant sur des royaumes dont les mœurs remontent à l’Age de pierre.
Alors oui je l’affirme à mon tour, les « palestiniens » sont les victimes de toutes les pires injustices de l’histoire de l’humanité à travers les siècles, au diable l’esclavage des romains, ridicule les mises à sac des huns, obsolète les massacres de saxons, dépassé le tiers de la population mondiale agonisant sous les flèches mongols, infinitésimale l’esclavage des africains, et j’en passe, non décidément rien n’égale l’incommensurable injustice faite au « peuple palestinien ».
Et tous les médias occidentaux reprennent sans relâche l’insupportable complainte de ces gémissants bien portant, certains par naïveté, d’autres par parti pris, tous par préjugés, et n’écartons pas la dose de cynisme nécessaire pour faire triompher le mensonge sur la vraie douleur.
Et au diable si finalement à part une poignée d’excités, trouvant l’occasion de vomir leur haine tout cela n’intéresse pas grand monde, qu’importe si à part une communauté juive sur les dents, agressée, mise en danger existentielle, personne ne voit le danger que font courir une telle médiatisation abusive.
Que penser de l’effarante masse d’informations déversée sous forme de débats, documentaires, reportages, articles, interviews, fictions, toutes toujours plus agressives, plus vindicatives, dont certaines s’apparente enfin a des appels à la haine et comme cela s’est produit dernièrement, au meurtre.
Et rien ne semble calmer la démagogie des diffuseurs en mal d’audience, prêt à diffuser chaque ineptie pouvant leur assurer un dixième de part d’audience supplémentaire auprès de la masse débilitante des faibles d’esprits qui se sont perdus dans les filets de la machine de propagande « palestinienne » construite avec les millions d’euros des monarchies pétrolifères.
Et l’on pourrait penser qu’une telle débauche de moyens soit mise à la disposition d’une propagande dénonçant un crime unique dans les annales de l’humanité, mais que penser quand on constate que la guerre civile algérienne de 1992 à 2000 a fait 200.000 morts, qu’au Darfour 300.000 personnes sont mortes sous les coups des hordes arabes racistes et criminelles manipulées par le barbare El Béchir, combien de cinghalais et de tamouls sont morts au Sri Lanka, et la liste serait sans fin si notre petit conflit Israélo Arabe ne venait pas l’interrompre, imposant avec force ces 85.000 victimes en 64 ans dont 35.000 juifs, mais où est donc ce fleuve de sang dont on nous parle à longueur de journée, un algérien, un tchétchène, un kurde, aurait-il moins de sang en lui qu’un « palestinien » ?
Malgré toute l’énergie qu’Israël est accusé de mettre pour commettre un génocide, un holocauste même, sur ce pauvre « peuple », elle n’arrivera sans doute jamais à éliminer, et de loin, plus de « palestiniens » que ne l’ont fait avec constance et motivation tous les régimes arabes de la région.
La preuve formelle étant que ce « peuple palestinien » est le seul peuple victime d’un génocide dont la population double tous les 15 ans !!!
Mais le monde musulman traumatisé par sa lente et inexorable décadence a défini comme l’unique solution à ses frustrations civilisationnelles, la destruction d’Israël, et cette destruction doit être totale, sans appel, ouvertement génocidaire, d’inspiration babylonienne ou romaine, les juifs ne devraient plus être en mesure de pouvoir récupérer le territoire volé, spolié, occupé, pillé, déjudaïser pour finalement être laissé à l’abandon par une population, hétéroclite, composée d’individus venant des quatre coins de la région, n’ayant pour seule unité qu’une religion à l’interprétation dégénérescente, voulant se donner l’aspect d’un peuple ethniquement cohérent comme le canada dry sert d’ersatz de whisky à des enfants en mal d’imitation de leurs parents.
Les stakhanovistes de l’antisionisme, vomissant de la haine comme d’autres construisent des murs qui ne serviront pas à les protéger, ont établi aux yeux de l’opinion les rôles de chacun, pourquoi objecter alors qu’Israël est une démocratie quant au mépris de la plus élémentaire évidence on vous répond « apartheid », pourquoi mettre en avant le niveau de vie des arabes israéliens quand on vous réponds « camps de réfugiés » au Liban sans s’interroger le moins du monde sur la responsabilité de « l’état » libanais, si on peut appeler cela un état, dans le fait de laisser vivre un million de personnes comme des chiens depuis 60 ans, en restreignant leur accès au progrès social tout en maintenant une importante charge fiscale sur eux.
Non décidément le fleuve de sang des suppliciés à travers le monde n’a que peu de valeur face à l’éraflure que constitue la question « palestinienne » devant l’histoire de l’humanité.
A une époque pas si lointaine, tout un pan de la politique française s’était bâtie autour du fameux « il ne faut pas désespérer Billancourt », sous entendant ne démoralisons pas la force vive ouvrière de la France, ce mot d’ordre s’est depuis un peu galvaudé et, Billancourt transformé en banlieue huppée de la capitale, c’est maintenant Epinay ou Vaulx en Velins qu’il ne faut pas désespérer, la force vive n’étant plus symbolisée par les ouvriers mais par une jeunesse se déracinant plus qu’elle n’est déracinée, s’excluant plus qu’elle est exclue, habile à saisir promptement les excuses que lui fournit une classe politique renouant avec ses traditions collaborationnistes, aux mépris des valeurs qui sont censées avoir fait l’honneur de ce pays.
Cette même population ou l’on croit voir la vigueur d’une pseudo pluralité culturelle, sans imaginer que cela ne soit qu’une mise en joue mortelle par ceux que l’on croyaient manipulables et qui exercent désormais un implacable chantage sur la société et la paix civile.
Car un jour il faudra que les apprentis sorciers, à courte vue, quand ils voient, à déficience auditive quand ils entendent, comprennent qu’en éructant des images et des propos anti israélien, ce n’est pas Israël qu’ils attaquent mais leur propre schéma de société occidentale, que même l’idéologie gauchiste la plus simpliste en cours chez la plupart d’entre eux, ne serait pas capable de faire renoncer à leur douillet confort.
Oui, aujourd’hui l’idiot n’est plus le banlieusard sans conscience politique, mais le parisien à l’abri devant les murailles de sa suffisance qu’ils croient hautes et épaisses et qui s’effondrera comme des brindilles sèches au moindre assaut d’importance, le banlieusard a pris de l’avance en comprenant qu’Israël d’une part, et le judaïsme d’autre part représente la première et quasiment seule, ligne de défense devant l’islam intolérant, violent, ségrégationniste et parfois génocidaire.
Aux yeux de cette population, cette victoire dans cette double lutte marquera pour toujours l’hégémonie de l’islam sur le monde et symbolise les deux phases stratégiques ou celui-ci doit absolument s’imposer, la lutte sur Israël en est le symbole nationaliste, la lutte contre le judaïsme en est le symbole religieux.
Cette conviction en est renforcée par deux analyses que le Mahométan croit infaillible, ou le manque de profondeur est, espère-t-il, compensé par la rhétorique, abattre Israël c’est abattre la société judéo chrétienne et donc le fondement de la nation, abattre le judaïsme permet aussi de couper le christianisme de sa racine indispensable et de lui enlever toute légitimité.
Problème que n’a pas l’islam qui se base sur des écritures plagiées puis falsifiées dans un but politique.
Voilà en quoi continuer à s’acharner sur Israël ferait porter sur les médias occidentaux une grande part du futur malheur de leurs enfants, mais ces médias ont-ils suffisamment d’humilité et de clairvoyance pour l’admettre ?, rien n’est moins sûr, surtout quand votre éducation est pétrie de préjugés aux racines profondes.
Pourtant les médias n’ont finalement qu’à retourner à leurs missions originelles, l’information, au lieu de vouloir conserver à tout prix un vernis déjà craquelé, pourquoi ne pas mettre l’accent sur les incohérences de l’islamisation et de sa rhétorique œcuménique, pourquoi ne pas expliquer aux africains que la traite orientale africaine organisée par les arabes à fait deux fois plus de victimes que la traite occidentale.
Pourquoi ne pas expliquer à la communauté indienne que la domination de l’islam en Inde s’est faite au prix de 40 millions de morts en 400 ans, pourquoi ne pas expliquer aux pakistanais qu’ils ne sont musulmans qu’au prix du sang de leurs ancêtres.
Pourquoi ne pas expliquer aux kabyles et aux berbères la condition de leur islamisation, et les exactions qui l’ont accompagnée.
Pourquoi ne pas expliquer aux antillais que c’est avant tout aux marchands d’esclaves musulmans de côte d’Ivoire et du Sénégal qu’ils doivent leur statut d’ex esclave.
Pourquoi ne pas expliquer aux philippins et aux indonésiens l’esclavage moderne dans lequel est encore réduit des centaines de milliers de leurs compatriotes dans les pays du golfe.
Plus près de nous pourquoi ne pas expliquer aux bosniaques et aux albanais ce que fut vraiment l’occupation turque, et l’obligation d’embrasser l’islam pour pouvoir obtenir le moindre avantage de l’occupant.
Plus près encore pourquoi ne pas réellement expliquer aux faibles qui se convertissent et se radicalisent en France qu’ils sont des cibles faciles aux services d’une idéologie et une culture qui est une insulte permanente à la mémoire de leurs aïeux.
Amusant alors de voir tous les peuples du monde se soulevant devant cet insidieux impérialisme qui sous couvert d’apporter la paix à l’humanité, ne lui a imposé depuis qu’il existe, que la guerre, l’intolérance, et la stagnation.
Mais tout cela je doute qu’un jour les médias occidentaux aie la volonté de le souligner, Israël est une cible bien trop facile à toucher pour qu’ils en changent, la vision à courte vue est bien trop confortable, bien trop rassemblant, pour que l’on change les clichés mensongers qui servent à la décrire pour les remplacer par la simple objectivité de la vérité.
Quel reportage ou n’importe quel autre forme d’information, mettra réellement en avant la réalité du terrain, celle qui affirme et démonte qu’il vaut mieux être arabe en Israël que dans un pays arabe, et qu’il vaut mieux être arabe en Israël que dans la plupart des pays occidentaux, qu’en Israël les musulmanes peuvent sortir voilées dans la rue sans être prises pour cible par une police préférant s’en prendre à une femme qu’à une bande de sauvageons de cité, qu’en Israël la construction d’une mosquée pour que les musulmans israéliens prient dignement ne devient pas une affaire d’état ou tout un tas d’hommes politiques tiennent des propos nauséabonds afin de complaire à un électorat puant de haine et de racisme.
Qu’en Israël les musulmans israéliens votent, travaillent, se soignent dans les mêmes conditions que les juifs quand en occident ils sont victimes d’une discrimination à l’emploi permanente et que si on accepte volontiers qu’ils paient leurs impôts, la seule évocation qu’ils puissent intervenir dans les affaires de la ville où ils vivent et où ils participent à l’économie entraine des débats ou les propos racistes tenus par certains sont dignes des plus belles gastro entérites.
Qu’Israël est la seule nation à tenir ses engagements financiers vis-à-vis des pseudos « palestiniens », quand nombre de promesses occidentales et plus souvent encore, arabes, restent lettre morte.
Qu’Israël n’a jamais procéder à la moindre épuration ethnique alors qu’un millions de juifs installés dans des pays devenus musulmans bien avant l’avènement de l’Islam n’ont eu le choix qu’entre la valise ou le cercueil, quand la valise elle-même n’a pas servi de cercueil, qu’au contraire de la conquête du quartier juif de la vieille ville de Jérusalem en 1948 ou tous les juifs furent regroupés puis expulsés de logements qu’ils n’ont jamais cessé d’occuper, la reconquête de la capitale d’Israël en 1967 n’a jamais fait l’objet de la moindre purge de sa population arabe.
Qu’Israël n’a jamais forcé le moindre arabe a quitté sa maison en 1948, mais que ceux-ci l’ont fait sur ordre de leurs leaders afin de faciliter « l’extermination et le rejet à la mer de la vermine juive ».
Quel reportage osera dire que les juifs ne développe aucun programme d’éducation enseignant la haine des arabes et de l’islam, il est vrai que la réalité israélienne pourrait se suffire à elle-même, au contraire des médias arabes diffusant en quasi permanence des appels aux meurtres de juifs.
Quel reportage osera montrer l’impact des thèses révisionnistes, négationnistes et complotistes sur la population musulmane des cités françaises.
Quel reportage pourra aussi démontrer l’antisémitisme des dirigeants musulmans, du fréquentable libanais au putride iranien qui si ils revendiquent la pénalisation du blasphème pour leur propre religion rivalisent d’insultes envers le judaïsme et ses symboles, quand ils n’insultent pas les morts…
Quel reportage osera démontrer clairement la collusion entre les thèses racistes identitaires du front national et l’idéologie gauchisante racoleuse pro palestinienne qui se rejoigne dans l’antisémitisme comme le grand mufti de j Jérusalem se senti une communauté d’esprit avec le nazisme…
Un jour il faudra bien désespérer Epinay ou Vaulx en Velins ou ce sont les banlieues et la haine qui y règne qui désespéreront la France.
Serge Salfati

ANNE ROUMANOFF.....23 et 24 AVRIL 2019 à L'olympia, Paris !

Pour réserver, c'est par ici : https://urlz.fr/9t7E


Israël bombarde des cibles iraniennes et du Hezbollah en Syrie ... PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG !


L’armée de l’air israélienne aurait frappé des cibles militaires iraniennes près de Masyaf, dans la province de Hama en Syrie, selon la télévision d’Etat.

Selon de nombreux reportages des médias, plusieurs explosions ont été entendues dans toute la ville syrienne de Masyaf. L’armée syrienne a annoncé que le pays a été bombardé par plusieurs missiles israéliens, dont certains ont été interceptés avec succès par les moyens de défense aérienne ; d’autres ont atteint plusieurs bâtiments, y compris un poste militaire dans la ville, qui se situe à proximité d’un hôpital afin de se servir des malades comme bouclier humain.
Au moins trois soldats ont été blessés lors de l’attaque dans la région nord-ouest du pays et ont été transférés dans un hôpital pour y être soignés.
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Selon l’opposition syrienne, les cibles atteintes étaient des installations utilisées par les forces iraniennes et celles du groupe terroriste Hezbollah. SANA, l’agence de presse syrienne officielle a confirmé qu’il y a eu trois blessés et plusieurs bâtiments détruits..






Les médias syriens ont déclaré que les avions israéliens ont attaqué des cibles militaires près de la ville de Masyaf, dans la province occidentale de Hama, dans la nuit de vendredi à samedi 13 avril vers 2h30 du matin.
L’agence de presse officielle syrienne SANA a précisé que l’armée de l’air israélienne a tiré des missiles depuis l’espace aérien libanais. Le rapport affirme que les défenses aériennes syriennes ont abattu plusieurs missiles.
D’autres explosions ont également été signalées plus tôt dans la journée au nord-ouest du pays.


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
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vendredi 12 avril 2019

"Ses équations sont toujours conformes aux détections" : comment la première image d'un trou noir révèle tout le génie d'Albert Einstein...


La publication d'une image de trou noir était encore inimaginable il y a quelques années. De nombreux chercheurs du projet Event Horizon Telescope ont salué leur père spirituel, un certain Albert Einstein, dont les travaux sont toujours d'actualité.

"Peut-être que les observations montreront à un moment que les choses commencent à se fausser, mais pour l’instant, Einstein avait raison."Chercheur au prestigieux institut allemand Max Planck, Eduardo Ros n'a pas caché son excitation au moment de présenter la première image jamais réalisée d'un trou noir, mercredi 10 avril, lors d'une conférence de presse simultanée dans six villes. A cette occasion, les scientifiques du projet Event Horizon Telescope (EHT) n'ont pas manqué de rendre un hommage au père de la théorie de la relativité générale, dont les équations ont durablement modifié notre conception de l'univers.
"Je ne pensais pas avoir l'occasion de voir une telle image dans ma vie", confie Etienne Klein, physicien et philosophe au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Avec enthousiasme, il décrypte l'incroyable legs d'Albert Einstein, génial précurseur qui ne croyait pas lui-même à l'existence des trous noirs pourtant annoncés dans ses travaux.
Franceinfo : Quel est le lien entre Albert Einstein et les trous noirs ?
Etienne Klein : La théorie de la relativité générale d'Albert Einstein date de 1915. Un an plus tard, le chercheur utilise ses fameuses équations pour prédire l’existence des ondes gravitationnelles. Encore un peu plus tard, l'une des solutions qu'il apporte à ses équations fait apparaître une structure nommée "trou noir". Il ne s'agissait pas d'une solution physique mais d'une solution mathématique, afin de répondre à des paradoxes dans les calculs autour de la vitesse de la lumière.
Les équations d'Albert Einstein donnent la solution suivante, dans le cas d'un objet sphérique de très grande densité dominé par la gravitation : [en raison de sa masse importante], celui-ci va courber de manière extrêmement forte l'espace-temps dans son voisinage. La ligne droite classique d'un photon [particule élémentaire de la lumière] émis par cet objet sera fortement perturbée par cette courbure. La lumière ne semblera plus émise par cet objet et ce dernier apparaîtra comme noir à un observateur lointain.
Ironie du sort, Albert Einstein lui-même ne croyait pas aux trous noirs…
En 1939, en effet, Albert Einstein publie un article dans la revue américaineAnnals of Mathematics (en anglais), où il fait preuve d'une forme d'inversion émotionnelle sur la question. Il explique qu’un trou noir statique – sans rotation – conduirait à un dépassement de la vitesse de la lumière pour les particules situées à l’extérieur. Il en conclut qu'un tel phénomène ne peut pas exister dans la réalité physique. Albert Einstein n'a donc jamais été convaincu lui-même par l'existence des trous noirs.
Certes, c'est assez classique en physique : il existe parfois des équations dont les solutions ne correspondent pas à des réalités physiques. Mais pourquoi Albert Einstein n’a-t-il pas cru lui-même à ces trous noirs ? Cela peut faire appel à un peu de subjectivité. Au fond, je n’en sais rien.
Finalement, cette image est tout de même conforme à cette "solution mathématique" imaginée il y a plus d'un siècle ?
Tout d'abord, rappelons qu'il ne s'agit pas d'une image directe, mais qu'elle a été obtenue par interférométrie [plusieurs faisceaux lumineux sont combinés avant un traitement informatique des données recueillies]. Le trou noir produit des effets sur la trajectoire de la lumière des étoiles. Les scientifiques ont donc recueilli cette lumière pour identifier par contraste le trou noir.
Cette image, qui n'est d'ailleurs pas très nette, confirme bien les prédictions d'Albert Einstein sur les trous noirs. Par le passé, certains avaient déjà simulé la forme de ces objets à partir des équations de la théorie de la relativité générale. Je pense par exemple aux travaux de Jean-Pierre Luminet en 1979, qui avait lui-même placé à la main sur un graphe les points obtenus. C'était déjà un peu la même forme, puisque cette sorte de dissymétrie apparente est confirmée dans l'image diffusée par le projet EHT.
Le Français Jean-Pierre Luminet avait réalisé la première modélisation théorique d\'un trou noir en 1979, après avoir dessiné à la main les résultats de calculs informatiques.
Le Français Jean-Pierre Luminet avait réalisé la première modélisation théorique d'un trou noir en 1979, après avoir dessiné à la main les résultats de calculs informatiques. (JEAN-PIERRE LUMINET)
Est-ce que cette image inédite permet totalement de valider les équations d’Einstein ?
Pour le savoir, il faudrait avoir des mesures plus précises sur la manière dont le trou noir interagit avec la matière qui l’entoure. Cela nécessite que des télescopes affinent encore l'image des effets produits sur les jets de matière ou de lumière. Maintenant, il va falloir vérifier que la courbure de l'espace-temps, déduite de la mesure des rayons lumineux qui nous arrivent, est bien conforme aux prédictions d'Albert Einstein. On connaît la masse du trou noir et on connaît sa distance. En revanche, on ne connaît pas sa vitesse de rotation, or la structure métrique d’un trou noir dépend de sa vitesse de rotation.
Ce n'est pas la première fois qu'une observation de grande ampleur confirme les calculs d'Albert Einstein, puisqu'il avait également prévu les ondes gravitationnelles, détectées en 2015…
Albert Einstein a un peu oscillé sur la question. Il prévoit leur existence dans un premier article de 1915, revient un peu arrière, mais rédige finalement plusieurs autres articles. Ce sont des phénomènes qui provoquent des variations de longueur d’ondes extrêmement petites. Contrairement aux trous noirs, Einstein croyait à leur existence mais il était convaincu qu'on ne pourrait jamais les détecter. 
Que de chemin parcouru…
Il serait vraiment intéressant d’avoir la réaction d’Albert Einstein après la diffusion de cette image, de même qu’il aurait été intéressant d’avoir sa réaction après la première détection des ondes gravitationnelles. Je rappelle d'ailleurs que les ondes observées à l'époque étaient justement le résultat de la fusion de deux trous noirs, ce qui prouvait les deux choses à la fois !
Cette simulation datée du 11 février 2016 présente la collision de deux trous noirs qui a permis de détecter des ondes gravitationnelles pour la première fois.
Cette simulation datée du 11 février 2016 présente la collision de deux trous noirs qui a permis de détecter des ondes gravitationnelles pour la première fois. (LIGO LABORATORY / REUTERS)
Vous êtes encore bluffé par Albert Einstein aujourd’hui ?
C’est une situation que je n’arrive pas à comprendre et qui est pourtant bien réelle. Les prévisions des équations d’Albert Einstein sont toujours absolument conformes aux détections quand on décrit des phénomènes dominés par la gravitation (mécanique céleste dans le système solaire, trous noirs, ondes gravitationnelles…). Mieux, ces équations ont même permis de prédire l’existence de nouvelles sortes d’objets physiques.
La théorie de la relativité générale, pourtant, ne permet pas de tout expliquer…
Les équations d’Albert Einstein décrivent la gravitation mais il existe d'autres forces dans l’univers – électromagnétique ou nucléaire, par exemple. Celles-ci sont décrites en physique par la mécanique quantique. Or l’espace-temps utilisé par la mécanique quantique n’est pas du tout le même que celui de la relativité générale. L’espace-temps de la physique quantique est statique et rigide ; il n’est pas affecté par les phénomènes qui se déroulent en son sein. L’espace-temps de la relativité générale, en revanche, est lui-même un objet physique déformé par ce qu’il contient.
En résumé, nous avons deux physiques avec deux espaces-temps différents. Cette contradiction, normalement, devrait être remarquée lors de l'observation de certains phénomènes. Pourtant, l'observation des phénomènes quantiques confirme sans cesse la physique quantique – le dernier cas spectaculaire est le boson de Higgs en 2012. Même chose dans le champ de la relativité générale. Nous sommes sur une physique à deux piliers qui ne sont pas compatibles. Pour combien de temps ? Mystère.
L'étude des trous noirs, justement, pourrait-elle permettre de bâtir une passerelle entre ces deux physiques ?
Lorsque l'on réalise un mariage entre la physique quantique et la relativité générale aux frontières d'un trou noir, les calculs de Stephen Hawking montrent qu’il doit y avoir une évaporation du trou noir qui est d’autant plus rapide que le trou noir est peu massif. Dans le cas présent, il s'agit d'un trou noir qui atteint plusieurs milliards de masses solaires, dont la durée de vie est quasiment infinie. On ne le verra jamais s'évaporer. Malgré tout, il existe peut-être l'amorce d'une autre astronomie à travers l'observation d'autres trous noirs plus petits. A ce moment-là, nous verrons peut-être des phénomènes quantiques se dérouler au bord d’un objet par ailleurs dominé par la gravitation.
A-t-on épuisé le trésor des équations d’Albert Einstein ?
Un problème demeure et pourrait les menacer : la matière noire. Prenons la dynamique des galaxies – la façon dont elles tournent sur elles-mêmes et dont elles se déplacent les unes par rapport aux autres. Les équations d'Albert Einstein décrivent parfaitement toutes ces situations, à une condition : il faut supposer que ces objets sont en réalité dix fois plus massifs que leur masse aujourd'hui calculée à partir de la lumière émise. Pour qu'Albert Einstein ait raison, il faudrait donc que la masse réelle de ces objets soit bien plus importante que cette masse visible.
Il aurait commis une erreur ? Comment sortir de cette impasse ?
Quand il y a une contradiction entre une théorie physique, en l’occurrence la relativité générale, et l’observation, il y a deux solutions possibles. La première est "ontologique" : on va dire qu'il existe des choses jamais vues auparavant, dont l'existence permettrait de rétablir l'accord entre la théorie et l'observation. Ici, de nombreux scientifiques supposent donc l’existence d’une matière de nature inconnue, nommée “matière noire”, qui constituerait la masse manquante [pour respecter la théorie de la relativité générale].
Si l'on croit à cette matière noire, c'est parce qu'on fait confiance aux équations d'Albert Einstein. Des recherches sont menées pour savoir de quoi est faite cette matière, notamment au Cern, mais elles n'ont pas encore abouti.
Un portrait d'Albert Einstein a été diffusé lors de la présentation de l'image du trou noir de la galaxie M87, le 11 avril 2019 à Shanghai (Chine), l'un des six sites où s'est déroulée la conférence de presse simultanée. (SUN ZIFA / IMAGINECHINA / AFP)
"Je ne pensais pas avoir l'occasion de voir une telle image dans ma vie", confie Etienne Klein, physicien et philosophe au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Avec enthousiasme, il décrypte l'incroyable legs d'Albert Einstein, génial précurseur qui ne croyait pas lui-même à l'existence des trous noirs pourtant annoncés dans ses travaux.
Franceinfo : Quel est le lien entre Albert Einstein et les trous noirs ?
Etienne Klein : La théorie de la relativité générale d'Albert Einstein date de 1915. Un an plus tard, le chercheur utilise ses fameuses équations pour prédire l’existence des ondes gravitationnelles. Encore un peu plus tard, l'une des solutions qu'il apporte à ses équations fait apparaître une structure nommée "trou noir". Il ne s'agissait pas d'une solution physique mais d'une solution mathématique, afin de répondre à des paradoxes dans les calculs autour de la vitesse de la lumière.
Les équations d'Albert Einstein donnent la solution suivante, dans le cas d'un objet sphérique de très grande densité dominé par la gravitation : [en raison de sa masse importante], celui-ci va courber de manière extrêmement forte l'espace-temps dans son voisinage. La ligne droite classique d'un photon [particule élémentaire de la lumière] émis par cet objet sera fortement perturbée par cette courbure. La lumière ne semblera plus émise par cet objet et ce dernier apparaîtra comme noir à un observateur lointain.
Ironie du sort, Albert Einstein lui-même ne croyait pas aux trous noirs…
En 1939, en effet, Albert Einstein publie un article dans la revue américaineAnnals of Mathematics (en anglais), où il fait preuve d'une forme d'inversion émotionnelle sur la question. Il explique qu’un trou noir statique – sans rotation – conduirait à un dépassement de la vitesse de la lumière pour les particules situées à l’extérieur. Il en conclut qu'un tel phénomène ne peut pas exister dans la réalité physique. Albert Einstein n'a donc jamais été convaincu lui-même par l'existence des trous noirs.
Certes, c'est assez classique en physique : il existe parfois des équations dont les solutions ne correspondent pas à des réalités physiques. Mais pourquoi Albert Einstein n’a-t-il pas cru lui-même à ces trous noirs ? Cela peut faire appel à un peu de subjectivité. Au fond, je n’en sais rien.
Finalement, cette image est tout de même conforme à cette "solution mathématique" imaginée il y a plus d'un siècle ?
Tout d'abord, rappelons qu'il ne s'agit pas d'une image directe, mais qu'elle a été obtenue par interférométrie [plusieurs faisceaux lumineux sont combinés avant un traitement informatique des données recueillies]. Le trou noir produit des effets sur la trajectoire de la lumière des étoiles. Les scientifiques ont donc recueilli cette lumière pour identifier par contraste le trou noir.
Cette image, qui n'est d'ailleurs pas très nette, confirme bien les prédictions d'Albert Einstein sur les trous noirs. Par le passé, certains avaient déjà simulé la forme de ces objets à partir des équations de la théorie de la relativité générale. Je pense par exemple aux travaux de Jean-Pierre Luminet en 1979, qui avait lui-même placé à la main sur un graphe les points obtenus. C'était déjà un peu la même forme, puisque cette sorte de dissymétrie apparente est confirmée dans l'image diffusée par le projet EHT.
Le Français Jean-Pierre Luminet avait réalisé la première modélisation théorique d\'un trou noir en 1979, après avoir dessiné à la main les résultats de calculs informatiques.
Le Français Jean-Pierre Luminet avait réalisé la première modélisation théorique d'un trou noir en 1979, après avoir dessiné à la main les résultats de calculs informatiques. (JEAN-PIERRE LUMINET)
Est-ce que cette image inédite permet totalement de valider les équations d’Einstein ?
Pour le savoir, il faudrait avoir des mesures plus précises sur la manière dont le trou noir interagit avec la matière qui l’entoure. Cela nécessite que des télescopes affinent encore l'image des effets produits sur les jets de matière ou de lumière. Maintenant, il va falloir vérifier que la courbure de l'espace-temps, déduite de la mesure des rayons lumineux qui nous arrivent, est bien conforme aux prédictions d'Albert Einstein. On connaît la masse du trou noir et on connaît sa distance. En revanche, on ne connaît pas sa vitesse de rotation, or la structure métrique d’un trou noir dépend de sa vitesse de rotation.
Ce n'est pas la première fois qu'une observation de grande ampleur confirme les calculs d'Albert Einstein, puisqu'il avait également prévu les ondes gravitationnelles, détectées en 2015…
Albert Einstein a un peu oscillé sur la question. Il prévoit leur existence dans un premier article de 1915, revient un peu arrière, mais rédige finalement plusieurs autres articles. Ce sont des phénomènes qui provoquent des variations de longueur d’ondes extrêmement petites. Contrairement aux trous noirs, Einstein croyait à leur existence mais il était convaincu qu'on ne pourrait jamais les détecter. 
Que de chemin parcouru…
Il serait vraiment intéressant d’avoir la réaction d’Albert Einstein après la diffusion de cette image, de même qu’il aurait été intéressant d’avoir sa réaction après la première détection des ondes gravitationnelles. Je rappelle d'ailleurs que les ondes observées à l'époque étaient justement le résultat de la fusion de deux trous noirs, ce qui prouvait les deux choses à la fois !
Cette simulation datée du 11 février 2016 présente la collision de deux trous noirs qui a permis de détecter des ondes gravitationnelles pour la première fois.
Cette simulation datée du 11 février 2016 présente la collision de deux trous noirs qui a permis de détecter des ondes gravitationnelles pour la première fois. (LIGO LABORATORY / REUTERS)
Vous êtes encore bluffé par Albert Einstein aujourd’hui ?
C’est une situation que je n’arrive pas à comprendre et qui est pourtant bien réelle. Les prévisions des équations d’Albert Einstein sont toujours absolument conformes aux détections quand on décrit des phénomènes dominés par la gravitation (mécanique céleste dans le système solaire, trous noirs, ondes gravitationnelles…). Mieux, ces équations ont même permis de prédire l’existence de nouvelles sortes d’objets physiques.
La théorie de la relativité générale, pourtant, ne permet pas de tout expliquer…
Les équations d’Albert Einstein décrivent la gravitation mais il existe d'autres forces dans l’univers – électromagnétique ou nucléaire, par exemple. Celles-ci sont décrites en physique par la mécanique quantique. Or l’espace-temps utilisé par la mécanique quantique n’est pas du tout le même que celui de la relativité générale. L’espace-temps de la physique quantique est statique et rigide ; il n’est pas affecté par les phénomènes qui se déroulent en son sein. L’espace-temps de la relativité générale, en revanche, est lui-même un objet physique déformé par ce qu’il contient.
En résumé, nous avons deux physiques avec deux espaces-temps différents. Cette contradiction, normalement, devrait être remarquée lors de l'observation de certains phénomènes. Pourtant, l'observation des phénomènes quantiques confirme sans cesse la physique quantique – le dernier cas spectaculaire est le boson de Higgs en 2012. Même chose dans le champ de la relativité générale. Nous sommes sur une physique à deux piliers qui ne sont pas compatibles. Pour combien de temps ? Mystère.
L'étude des trous noirs, justement, pourrait-elle permettre de bâtir une passerelle entre ces deux physiques ?
Lorsque l'on réalise un mariage entre la physique quantique et la relativité générale aux frontières d'un trou noir, les calculs de Stephen Hawking montrent qu’il doit y avoir une évaporation du trou noir qui est d’autant plus rapide que le trou noir est peu massif. Dans le cas présent, il s'agit d'un trou noir qui atteint plusieurs milliards de masses solaires, dont la durée de vie est quasiment infinie. On ne le verra jamais s'évaporer. Malgré tout, il existe peut-être l'amorce d'une autre astronomie à travers l'observation d'autres trous noirs plus petits. A ce moment-là, nous verrons peut-être des phénomènes quantiques se dérouler au bord d’un objet par ailleurs dominé par la gravitation.
A-t-on épuisé le trésor des équations d’Albert Einstein ?
Un problème demeure et pourrait les menacer : la matière noire. Prenons la dynamique des galaxies – la façon dont elles tournent sur elles-mêmes et dont elles se déplacent les unes par rapport aux autres. Les équations d'Albert Einstein décrivent parfaitement toutes ces situations, à une condition : il faut supposer que ces objets sont en réalité dix fois plus massifs que leur masse aujourd'hui calculée à partir de la lumière émise. Pour qu'Albert Einstein ait raison, il faudrait donc que la masse réelle de ces objets soit bien plus importante que cette masse visible.
Il aurait commis une erreur ? Comment sortir de cette impasse ?
Quand il y a une contradiction entre une théorie physique, en l’occurrence la relativité générale, et l’observation, il y a deux solutions possibles. La première est "ontologique" : on va dire qu'il existe des choses jamais vues auparavant, dont l'existence permettrait de rétablir l'accord entre la théorie et l'observation. Ici, de nombreux scientifiques supposent donc l’existence d’une matière de nature inconnue, nommée “matière noire”, qui constituerait la masse manquante [pour respecter la théorie de la relativité générale].
Si l'on croit à cette matière noire, c'est parce qu'on fait confiance aux équations d'Albert Einstein. Des recherches sont menées pour savoir de quoi est faite cette matière, notamment au Cern, mais elles n'ont pas encore abouti.
A l'inverse, on pourrait peut-être modifier les équations pour rendre compte du mouvement des galaxies sans invoquer l’existence d’une matière supplémentaire. C'est la seconde solution, "législative" : on change la théorie. Des gens travaillent dans les deux secteurs, mais ils sont plus nombreux dans le premier cas. Qui va gagner ? Ce sera à la Nature de décider.
Vous souscrivez donc volontiers à l’hommage rendu à Einstein par les scientifiques du projet Event Horizon Telescope ?
Nous parlons d’un physicien qui a écrit des équations dont les solutions contenaient des formes – les trous noirs – auxquelles il ne croyait pas lui-même, alors qu’elles existaient pourtant. Cet hommage est entièrement justifié. Certains critiques diront peut-être que la relativité restreinte de 1905 était dans l’air du temps, mais la relativité générale, elle, était une théorie qui n’avait aucune nécessité à l’époque d'Albert Einstein. S’il n’avait pas eu cette ambition élégante dans la façon de comprendre la gravitation, nous n’aurions peut-être toujours pas cette théorie.

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