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samedi 25 mai 2019

Les éditions pirates de « Mein Kampf » foisonnent dans le monde musulman....


Alors que la réédition du seul ouvrage d’Adolf Hitler crée la polémique en Europe, le livre n’a jamais cessé d’être un best-seller dans le monde musulman.

Si la réédition de Mein Kampf était interdite en Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale, il était possible de dénicher l’ouvrage en France en édition intégrale. Toutefois, le livre ne peut pas être exposé en vitrine et il doit être vendu accompagné d’un avertissement de huit pages soulignant que cette œuvre « peut encore, malgré l’inanité de ses théories, contribuer à une renaissance de la haine raciale ou à l’exaspération de la xénophobie ». En revanche, les éditeurs dans les pays musulmans ne prennent pas ce genre de précaution.
Au Caire, à Damas, ou à Erbil, au Kurdistan irakien, Mein Kampf est en bonne place, non seulement aux devantures des librairies, mais dans la rue, chez les marchands de journaux.
Ce sont en général des éditions pirates.
Antoine Vitkine, auteur de Mein Kampf. Histoire d’un livre, raconte qu’en quelques semaines la réédition de l’œuvre du Führer, en 2005, s’est vendue à 80 000 exemplaires en Turquie. Alors qu’en France il ne s’en écoule guère plus de 2 000 à 3 000 par an.
Ce livre, de 700 à 800 pages selon les éditions, est particulièrement indigeste. Un exemple? « Le juif international avait alors bien apprécié la situation. Le peuple allemand n’était pas encore mûr de pouvoir être, comme il advint en Russie, traîné dans la boue sanglante du marécage bolchevique », écrit Adolf Hitler, alors emprisonné dans la forteresse de Landsberg après un coup d’État manqué.

Soutien nazi aux Frères musulmans

Mais ces attaques, aussi nauséabondes qu’incessantes contre les juifs de la part du dictateur allemand, ravissent la confrérie des Frères musulmans.
Le 30 janvier 2009, le plus célèbre d’entre eux, Youssef Qaradawi, sur la chaîne qatarie Al Jazeera, déclare :
« Tout au long de l’histoire, Allah a imposé [aux juifs] des personnes qui les punissaient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. (…) C’est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par les mains des croyants. »
D’origine égyptienne, mais naturalisé qatari, Youssef Qaradawi est le fondateur du Conseil européen de la fatwa et de la recherche.
Aucune des 27 organisations islamiques européennes, notamment l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), n’a pris ses distances avec ce théologien.
Dès sa création, en 1928, en Égypte par Hassan al-Banna, la confrérie des Frères musulmans reçoit le soutien financier des nazis, via Alfred Hess, le frère de Rudolf Hess, l’adjoint du Führer, installé à Alexandrie et animateur de la section égyptienne du NSDAP, le parti national-socialiste.
Il leur distribue des versions arabes de Mein Kampf, de la brochure Judenfrage in Deutschland (La Question juive en Allemagne), et des Protocoles des sages de Sion, un faux grossier évoquant un complot juif mondial. Une autre organisation, le mouvement Jeune Égypte, adopte le salut fasciste, les processions aux flambeaux, et participe au congrès nazi de Nuremberg.

Des SS musulmans

Quant à Mohammed Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, il rencontre Adolf Hitler le 28 novembre 1941 à Berlin. Durant toute la guerre, il animera en Allemagne une radio de propagande destinée au monde arabe et musulman. Dans les Balkans, il encourage de jeunes musulmans à rejoindre la 13e division de la Waffen SS Handschar. Des photos le montrent en novembre 1943 en train de lever le bras, passant en revue des SS bosniaques.
Après la Seconde Guerre mondiale, si des dignitaires nazis ont utilisé des filières sud-américaines pour échapper à la justice, d’autres ont choisi les pays arabes, en particulier l’Égypte et la Syrie.
Géraldine Schwarz, dans le film Exil nazi : la promesse de l’Orient, raconte qu’une cinquantaine d’officiers nazis, notamment Walter Rauff, l’inventeur des camions à gaz en Europe de l’Est, ont participé à la réorganisation de l’armée et des services de renseignements syriens.
Le nazisme a d’ailleurs inspiré une branche du parti Baas, toujours au pouvoir à Damas avec Bachar el-Assad.
Ian Hamel

Une grande majorité de singes refuse toujours de croire que l’Homme descend d’eux....


États-Unis – Selon un sondage réalisé auprès de plusieurs centaines de singes en captivité, nombre d’entre eux refusent d’admettre que l’Homme descend du singe. Près de 70% d’entre eux affirment que cette idée ne repose sur aucune base scientifique et rejettent en bloc une possible proximité génétique entre les deux espèces. Reportage.

C’est le résultat de plusieurs années d’apprentissage de langage des signes qui a permis aux scientifiques de recueillir ce précieux témoignage. « Quand on leur explique la chose scientifique, ils refusent d’y croire. Ils disent que c’est impossible, que ça n’a aucun sens » raconte Madeleine Hatkins, une jeune bénévole qui s’occupe d’un refuge pour singes dans le Montana. Les soigneurs ont ainsi expliqué aux singes, grâce au langage des signes, que l’Homme descendait d’eux par un ancêtre commun, il y a de cela plusieurs millions d’années. « Depuis qu’on leur a annoncé la nouvelle, certains sont dubitatifs, ils demandent à voir des preuves. Certains sont même déçus, en colère d’apprendre une telle chose, comme si on leur avait raconté une scène clé de leur série fétiche » ajoute Madeleine.
Des singes qui campent sur leur position, et qui réaffirment leur idée. « Homme blanc pas singe, pas possible » ne cesse de répéter Wikita, une jeune femelle chimpanzé de 6 ans qui semble sous le choc. « Wikita penser Grand Gorille créer monde » dit-elle dans des signes qui trahissent une certaine nervosité. Car selon les chercheurs, cette information remet beaucoup de choses en question pour les grands singes. « Sciences dire beaucoup choses. Penser que homme blanc descendre de singe est choquant »ajoute un autre singe qui demande à ce qu’on respecte ses idées.
Mais pour l’équipe des scientifiques, les singes seraient simplement vexés. « Ils ont raté le coche de l’évolution, c’est tout. On essaie juste de leur faire comprendre leur rang et où ils se placent par rapport à nous. ». Ce qui donne parfois des dialogues savoureux. Ainsi, après avoir appris que l’Homme et le singe étaient des cousins proches, un des singes a demandé si les cousins du soigneur vivaient aussi dans une cage.

La Plus Belle Femme du monde : méfiez-vous des ravissantes idiotes ...


Hedy Lamarr fit une ascension fulgurante à  Hollywood dès les années 30. L’actrice juive autrichienne, quasi oubliée aujourd’hui, fut aussi à l’origine du Wi-Fi, et cette BD la réhabilite.......Détails.......



Hedwig Kiesler alias Hedy Lamarr fut une météorite dans le ciel d’Hollywood. Adulée pour sa beauté, l’actrice autrichienne représentait une certaine idée du glamour dans le cinéma de l’entre-deux guerres. 


Mais derrière la star, il y avait la chercheuse géniale, bien au-delà du rôle d’écervelée photogénique auquel la société phallocrate de l’époque voulait la cantonner…


La Plus Belle Femme du monde – William Roy & Sylvain DorangeCe qui attire dans ce livre c’est d’abord la couverture, réalisée dans un style qui rappelle Cassandre et ses pubs art déco des années 20. Puis, un simple feuilletage permet de laisser le charme infuser. 


De pair avec le graphisme, la colorisation est extrêmement plaisante, c’est juste magnifique. Sylvain Dorange prouve ainsi qu’il est un artiste de grand talent.


La Plus Belle Femme du monde, c’est la biographie d’une femme au destin extraordinaire, à la fois tragique et scintillant, celle de Hedy Lamarr, quasiment oubliée aujourd’hui. Juive autrichienne naturalisée américaine, celle-ci connut pourtant la gloire à Hollywood, si éphémère fut-elle, ayant tourné avec les plus grands réalisateurs de l’époque en particulier durant l’entre-deux-guerres. Mais ce que l’on a encore plus oublié derrière l’actrice glamour un peu mièvre, se cachait la scientifique. 


En mettant au point, avec le concours du pianiste et compositeur George Antheil, un système de codage des transmissions, l’actrice a donné lieu à de grosses avancées dans la technologie des télécommunications. Aujourd’hui, l’armée, la téléphonie mobile et la technologie Wi-Fi ont toujours recours à l’invention de Hedy Lamarr.


Et pourtant, c’est peu dire que cette « ravissante idiote » fut sèchement éconduite lorsqu’elle vint proposer ses services à l’armée américaine dans la guerre contre le Japon et l’Allemagne. 


Plutôt que de se préoccuper d’un domaine forcément masculin, les cadors de l’US Navy lui suggérèrent de jouer de sa plastique avantageuse pour soutenir le moral des troupes.


William Roy nous livre ainsi une triste et passionnante histoire portée par un superbe graphisme, celle d’une personnalité atypique qui cotoya les sommets sans jamais obtenir de réelle reconnaissance, même d’Hollywood, sauf au crépuscule de sa vie où elle fut, contre toute attente, récompensée par le milieu scientifique pour son brevet révolutionnaire.

Laurent Proudhon


https://koide9enisrael.blogspot.com/2019/05/la-plus-belle-femme-du-monde-mefiez.html?spref=fb&fbclid=IwAR2VjtFZPUMb563mQn5pqoZw-POelbiTy6Vt1j1IOqLd1dr80GRXuB5z7YA

vendredi 24 mai 2019

Ce que dit Renaud Camus sur les Juifs et Israël....


« 2017 : Dernière chance avant le Grand Remplacement* » de Renaud Camus, entretiens avec Philippe Karsenty. Extraits sur les passages consacrés à Israël et aux Juifs



L’arrogance islamique n’est jamais plus évidente qu’en les moments où elle appuie les droits prétendus des musulmans au site de la mosquée Al-Aqsa sur le fait qu’il s’agirait du “troisième lieu saint de l’islam”. Admettons que ce le soit, et c’est déjà beaucoup demander, car, jusqu’en 1967, on n’avait guère entendu parler de Jérusalem comme “lieu saint de l’islam” ; et les dirigeants et chefs d’État arabes et musulmans ne s’y pressaient guère pour y faire leurs dévotions, alors que la ville était sous contrôle jordanien et qu’ils eussent eu tout loisir de le faire. 
C’est la reprise par les Juifs de leur capitale éternelle qui, tout à coup, a fait de Jérusalem une ville sainte de l’islam, par on ne sait quel miracle rétrospectif. Mais passons, passons, admettons : troisième lieu saint de l’islam, bon, il y a quelques textes à l’appui. En quoi cela devrait-il donner aux musulmans le moindre droit, dans la mesure où le mont du Temple est de toute évidence la premier lieu saint d’Israël, et Jérusalem en général, le site de la Passion du Christ, le premier lieu saint du christianisme ? En quoi un troisième lieu saint, nouvellement créé, d’une religion tard venue, devrait-il étayer ses prétentions au détriment de deux autres religions plus anciennes, dont le même lieu est le premier lieu saint ?
Est-ce qu’une religion jouit d’une préséance sur deux autres qui la valent bien, au seul motif qu’elle fait plus peur et que ses fidèles sont plus agressifs ? Et que pourrions-nous dire, nous autres chrétiens, face à toutes nos églises et basiliques transformées en mosquées, en musées, en hammams ou en Dieu sait quoi, à commencer par la sublime Sainte-Sophie, un des édifices les plus sacrés et les plus beaux de la chrétienté ? Je veux bien de la Turquie en Europe, moi, à titre de restitution : mais seulement la Turquie d’Europe.
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PK : Au Proche-Orient, un pays semble résister au Grand Remplacement, Israël ? Croyez-vous qu’Israël offre un contre-modèle à nos sociétés européennes ?
RC : Ah ça oui, absolument, mille fois ! Israël est un modèle pour toute sorte de raisons.
D’abord l’appartenance de cette terre à ce peuple-là, et réciproquement, est le modèle de toutes les appartenances, leur matrice. Aucun pays sans doute n’appartient mieux à son peuple, ni aucun peuple à son pays, qu’Israël aux Juifs, les Juifs à Israël, Jérusalem au judaïsme et à la judéité.
…/…
C’est une des raisons qui me font dire qu’Israël est le modèle des sociétés occidentales, l’exemple de ce qu’elles devraient être : pays resurgi de la mort et de l’holocauste, remonté du tombeau, comme Lazare, ressuscité, comme l’hébreu effacé et re-né.
PK : Pensez-vous qu’Israël parviendra à maintenir cette position ?
RC : Oui, je ne m’inquiète pas trop pour Israël. Son peuple a reçu l’enseignement exactement contraire à celui que subit le nôtre depuis un demi-siècle est plus. Les Israéliens ont appris dès l’enfance à résister, à ne pas baisser les bras, à persévérer dans l’être, à ne pas céder un pouce de leur territoire et de leur dignité. Leurs ennemis les haïssent, mais les respectent, parce qu’ils font face à leur destin comme des hommes. Les Européens sont conditionnés par un bourrage de crâne exactement inverse, qui les persuade qu’ils n’ont aucun droit, qu’ils ont tous les torts, qu’ils n’ont d’autre devoir que d’accueillir l’Autre et toujours plus d’autres, quitte à se laisser submerger par eux et à leur abandonner leur pays.
Le paradoxe, si c’en est un, est que ces deux attitudes rigoureusement contraires ont la même source, la même origine historique, qui est l’abomination des camps de la mort et le très légitime “plus jamais ça” qui s’ensuivit. Seulement ce “plus jamais ça” est interprété de façon diamétralement opposé en Israël et en Europe. C’est normal, en un sens, c’est une question de rôles : celui de la victime, celui du bourreau. Juifs et Israéliens n’avaient certes pas le choix, ils ne pouvaient être, dans la relation rétrospective à cet événement des événements, ce tohu-bohu, comme dit la Bible, à cette Shoah, comme dit Claude Lanzmann, que dans le rôle de la victime. Et le plus jamais ça fondateur prenait dès lors ce sens : nous ne serons plus jamais des victimes, et moins encore des victimes passives, hébétées ; nous ne consentirons à rien de ce qu’on pourrait vouloir nous imposer contre notre volonté ; nous sommes prêts à subir tous les sacrifices et à affronter toutes les épreuves pour défendre le territoire qui nous est rendu, notre identité et notre vie.

jeudi 23 mai 2019

Le mysticisme juif: pourquoi est-il unique?


Le mysticisme juif diffère radicalement de toutes les autres écoles mystiques.


Le mysticisme juif (la Kabbale) est basé sur la révélation publique au Sinaï, lorsque la Torah fut donnée à Israël. L’événement historique du Sinaï atteste de la source et de la nature divines de la Torah et du mysticisme juif. La Torah sert à son tour de critère exclusif pour toute revendication et tout enseignement ultérieurs.
Le mysticisme juif authentique fait partie intégrante de la Torah...
Le mysticisme juif authentique fait partie intégrante de la Torah, et la Torah détermine ce qu’est le mysticisme juif authentique.
Le terme général pour le mysticisme juif est « Kabbalah », la Kabbale. « Kabbalah » signifie « tradition ». La Kabbale n’est pas un ensemble d’idées personnelles. Ce n’est pas une collection de témoignages sur ce que divers sages et saints avaient à dire sur le sens de la vie et les valeurs fondamentales sur la base de leurs expériences ou de leurs visions mystiques. Ce n’est pas un système né de nulle part.
La Kabbale et ses enseignements – pas moins que la loi juive – font partie intégrante de la Torah. Ils remontent aux racines historiques du Sinaï, et s’inscrivent dans la tradition de « Moïse a reçu la Torah du Sinaï et l’a transmise... ».1
Certes, on peut dans divers ouvrages de Kabbale trouver des récits d’expériences mystiques, de visions, du surnaturel – toutes ces choses et bien d’autres que nous associons normalement au mysticisme. Elles sont là, mais elles ne constituent pas l’essence ni même une partie majeure de la Kabbale. Au mieux, ce sont des effets, des possibilités d’effets potentiels pouvant accompagner la vie d’un mystique. Le mystique authentique, cependant, ne cherchera pas à manipuler l’ordre naturel institué par le Créateur et évitera même toute interférence avec celui-ci.
Le mystique authentique cherche la connaissance et la compréhension. Il veut accomplir « Connais le D.ieu de ton père »,2 pour accomplir le précepte de « Sache en ce jour et considère dans ton cœur que l'Éternel est D.ieu dans le Ciel en haut et ici-bas sur la terre – il n’y a rien d’autre ».3 Il cherche à réaliser et à comprendre cet axiome non seulement comme une affirmation intellectuelle de la vérité, mais aussi comme une réalité vivante dans les limites de ses capacités : ressentir profondément l’omniprésence de D.ieu, avec une compréhension et une connaissance pénétrantes, autant que possible.
La Kabbale est une théologie au sens le plus complet, comportant une ontologie, une cosmogonie et une cosmologie. Ce n’est pas une philosophie spéculative basée sur la perspicacité humaine ou sur des théories dérivées du raisonnement humain. Elle est une étude – si l’on peut dire – de la Divinité et de la relation entre D.ieu et Sa création, fondée sur les prémisses de la vérité révélée.
La Kabbale… révèle un grand nombre des secrets infinis de la vie et de la création…
La Kabbale emmène l’homme au-delà de la compréhension normative de la raison. Elle dépasse la partie exotérique de la Torah et transcende l’existence telle que nous la connaissons. Elle révèle un grand nombre des secrets infinis de la vie, de la création, de l’âme, des sphères célestes. Elle pénètre les vêtements et le corps de la Torah. Elle est le cœur et l’âme mêmes de la Torah, la révélation ultime de la Divinité qui expose le sens, les effets et le but profonds de la Torah et des mitsvot. L’illumination qui émane de la Kabbale enflamme l’âme de l’homme, la projetant dans la conscience d’une réalité plus profonde et plus élevée. Son étude et ses idées sont elles-mêmes des expériences mystiques. La Kabbale est tout cela, mais toujours et exclusivement dans le contexte de la Torah. Tout comme un corps ne peut fonctionner sans âme, l’âme est inefficace sans le corps. L’âme de la Torah (le nistar, la partie ésotérique de la Torah) ne peut jamais être séparée du corps de la Torah (le niglé, les parties exotériques ; la halakha, les commandements et les pratiques prescrits par la Torah). La Kabbale réduite à un symbolisme spirituel ou philosophique, débarrassée de l’observance des mitsvot, est un charabia sans valeur, une coquille vide.
C’est la première et principale différence entre le mysticisme juif et tous les autres types et formes de mysticismes. C’est pourquoi le mysticisme juif authentique ne peut jamais tomber dans la catégorie des sectes.
Les grands mystiques et philosophes extérieurs au judaïsme, en Orient et en Occident, étaient des sages honnêtes et sincères. Ils ont vraiment cherché la vérité. Ils n’ont pas cherché des réponses pour justifier ou valider leurs idées préconçues. Ils ne sacrifiaient pas à leur ego. Et beaucoup ont découvert et développé des théories et des idées profondes qui stimulent l’imagination et émeuvent l’esprit humain. Certains ont eu un aperçu de la réalité ultime. Malgré tout, ils travaillaient dans un vide caméléonique. Ils ne pouvaient pas aller plus loin que ce qu’un homme fini et faillible est capable d’atteindre par soi-même. Par conséquent, leurs idées ou leurs conclusions sont soit vérifiables sur le plan humain (c’est-à-dire des tautologies, des vérités logiquement évidentes), soit des vérités spéculatives qui, au mieux, contiennent un élément de possibilité, mais jamais l’assurance de la certitude.
La Kabbale… s’appuie sur la vérité révélée de la Torah…
La Kabbale, quant à elle, s’appuie sur la vérité révélée de la Torah. La validité de ses théories spéculatives et de ses expériences subjectives doit être testée et vérifiée à l’aune de cette vérité pour être digne de considération, viable et acceptable. Elle possède, et utilise continuellement, des critères objectifs pour la rendre cohérente avec, et aussi fiable que la Halakha.
À ce stade, cependant, nous devons réaliser que le mysticisme juif – la Kabbale et le ‘Hassidisme – n’est pas simplement une partie et une dimension légitime et respectable du judaïsme authentique, c’est-à-dire de la Torah.
La Torah est un organisme, un ensemble dont chaque partie est intimement liée et étroitement imbriquée avec chacune des autres, dans lequel tout est interdépendant de tout le reste. La Torah est un organisme analogue et parallèle à, et en complète interaction avec, l’organisme de l’univers de manière générale et l’organisme humain en particulier. Aucune partie, aucune particule, ne peut donc être isolée des autres.
Dès lors, de même qu’il incombe à chacun d’entre nous de se livrer à l’étude et la pratique du « corps » de la Torah – la halakha, les mitsvot –, il est également obligatoire et essentiel pour chacun d’entre nous de se livrer à l’étude de « l’âme » et des fruits de la Torah et de son interprétation, et à y puiser de l’inspiration.
Certes, chacun de nous est limité par ses capacités naturelles. Personne ne peut absorber la totalité de la Torah dans son infinité divine. Mais chacun peut et doit réaliser son propre potentiel, chacun peut et doit aller aussi loin que ses capacités le lui permettent.
De fait, de nos jours plus que jamais auparavant, il existe un besoin urgent de l’illumination et de l’inspiration qu’apporte la dimension mystique de la Torah. Telle est exactement la vision et la contribution du Baal Chem Tov et du ‘Hassidisme.
C’est là l’essentiel, et tout le reste n’est que commentaire. Il ne nous reste plus qu’à étudier « pour comprendre et discerner, percevoir, étudier et enseigner, observer, pratiquer et accomplir tous les enseignements de la Torah de D.ieu avec amour ».

En Tunisie, Sousse réveille timidement son passé juif....


Reportage 


Quatre rues de la capitale du Sahel tunisien portent le nom d’anciens Soussiens juifs. L’ancestrale communauté a quitté le pays dans les années d’indépendance. Leurs descendants sont revenus pour inaugurer ces rues. Et des milliers de juifs sont attendus ces 22 et 23 mai pour le pèlerinage de la Ghriba, à la synagogue éponyme sur l’île de Djerba.



La ville de Sousse, « mais, je l’ai vue, cette ville ! Oui, oui, j’ai eu cette vision lumineuse autrefois, dans ma toute jeune vie (…) Oh ! je la connais depuis si longtemps ! » Dans le car qui mène à la capitale du Sahel tunisien, les cœurs battent la chamade et les gorges se nouent, à l’instar de ce cri plein d’émotion de Guy de Maupassant lorsqu’il découvre la ville à la fin du XIXe siècle (1).
Ce convoi pas comme les autres propulse dans le passé des dizaines de juifs et quelques catholiques originaires de Tunisie, sexagénaires, septuagénaires, octogénaires, qui foulent à nouveau la ville de leur enfance. Certains ne l’avaient pas revue depuis plus d’un demi-siècle, depuis que la communauté juive a quitté par vagues d’exodes successifs le pays.
Des 100 000 à 120 000 juifs qui vivaient en Tunisie au milieu du XXesiècle parmi une population de 3,5 millions d’habitants, « il en reste une peau de chagrin », sourit tristement Roger Bismuth, représentant des derniers membres de la communauté juive tunisienne.
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« Ce projet incroyable réconcilie avec le passé »


Ils sont tout au plus une vingtaine à Sousse et un millier dans le pays – fort de 11,5 millions d’habitants. Ils vivent essentiellement à Tunis et à Djerba, où des juifs reviennent chaque année plus nombreux au mois de mai pour le pèlerinage de la Ghriba, du nom de la synagogue majeure de l’île. Plusieurs milliers d’entre eux y sont attendus ces 22 et 23 mai. Et, en marge de l’événement, se tiendra une rencontre scientifique sur « les traces de l’Histoire et de la mémoire des juifs en Tunisie ».

Pour l’heure, loin du Sousse historique qui ravive de poignants souvenirs de jeunesse, les passagers du car se dirigent vers les villas et les lotissements du nouveau quartier Khezama (« Lavande ») récemment sorti de terre là où jadis prospérait un vaste élevage de poulets. Escales dans quatre de ses rues lourdes de symbole, qui portent les noms d’anciens Soussiens juifs particulièrement méritants du XXe siècle, à l’époque où la ville comptait une importante communauté : le docteur Daniel Uzan, l’avocat Claude Sitbon, la sage-femme Yvonne Bessis et le riche philanthrope Ichoua Ghouila-Houri.
Max Bessis, fils d’Yvonne Bessis, et son petit-fils, devant la plaque qui rend hommage à sa mère./Martine Gasq
Michèle-Rachel Uzan, 80 ans, s’approche, au bras de son mari, pour inaugurer la plaque portant le nom de son père décédé en 1985. Un vertige parcourt les quelques dizaines de participants. Cette reconnaissance est un grand moment. « Il y a une très grande nostalgie de la Tunisie. Ce projet incroyable réconcilie avec le passé »,s’émeut Claire Rubinstein, historienne et petite-fille du grand rabbin de Sousse Bokobza (de 1937 à 1955). « Mais on n’oublie rien », ajoute-t-elle, évoquant les vies que les familles ont abandonnées derrière elles « en tournant la page de deux mille ans d’histoire ». Ses parents l’ont envoyée elle, et quatre de ses frères et sœurs, étudier et s’installer en France. Tandis qu’eux furent parmi les très rares à rester et mourir à Sousse.
« Partir c’était une défaite, le pari c’était de rester, souligne Claire Rubinstein. Mais lorsque la Tunisie devint, avec la Constitution de 1959, un pays de langue arabe et de religion musulmane alors que nous n’étions ni l’un ni l’autre, le pari était perdu. Il y avait pourtant une très forte aspiration à la citoyenneté tunisienne chez les juifs. Ce fut un rendez-vous historique manqué. »

« Avant, on vivait en osmose, juifs, arabes et catholiques »


Autant que Michèle-Rachel Uzan s’en souvienne, son père n’a, à l’époque, pas été menacé. « Mais il avait peurAprès l’indépendance, il ne s’est plus senti chez lui. » « (Un jour) mon père s’était allongé par terre sur un journal pour réparer notre voiture en panne. Comme il y avait une photo de Bourguiba sur le journal, les policiers l’ont accusé de jeter le président au sol et l’ont convoqué au commissariat. » Soixante ans plus tard, l’octogénaire qui souhaite rester anonyme en garde un souvenir aigu.

Chacun a ainsi son petit tas de blessures et la mémoire de faits plus ou moins graves liés à la montée du nationalisme pendant la décolonisation, qui ont nourri l’angoisse parmi les familles juives, mais aussi au sein des familles chrétiennes.
« Mon père est parti comme un voleur, en tee-shirt, les lumières allumées dans son appartement », rappelle Claudette Bonello, d’origine maltaise. C’est après la bataille de Bizerte en 1961 que les parents d’Andrée et Albert Mimoun ont envoyé leurs enfants en France. « Puis ils sont venus nous voir pour les fêtes de Roch Hachana (nouvelle année) en 1966 et ne sont plus jamais retournés en Tunisie. » Eux aussi ont tout laissé, sans donner le moindre indice de leur départ.
« Et pourtant, avant, on vivait bien, en osmose, juifs, arabes et catholiques, on n’était d’ailleurs pas très pratiquants, se souvient-elle. On n’allait pas loin, au port de pêche de Hergla, pêcher des oursins que l’on mangeait au bord de la mer avec un filet de citron. C’était le bonheur. »
Yvonne Bessis (décédée en 2011), arabophone, qui a aidé à mettre au monde une bonne partie des Soussiens, avait aussi fait le choix de la Tunisie indépendante avec son mari. « Ma mère était une pionnière éclairée, qui était partie avant-guerre faire ses études de sage-femme à Montpellier ! », vante son fils Max sous la plaque honorant sa mère. Max et son frère Paul avaient gagné la France pour leurs études. « Après l’incendie de la synagogue à Tunis, la coupe a été pleine, se rappelle Max. Mon père est devenu malade, il a bradé son imprimerie et nos parents nous ont rejoints en 1975. Comme toujours, les juifs devaient partir les mains vides. »
Des décennies plus tard, des maisons sont tombées en ruine en restant le bien d’héritiers vivant à l’étranger, la plupart ont été investies par des familles tunisiennes, créant un méli-mélo inextricable que tente de démêler Pierre Aribaud. Axys, sa société spécialisée dans la restitution des biens juifs, représente plus de 800 familles.

L’électrochoc des attentats de 2015


Ce passé cosmopolite de Sousse, le président du syndicat d’initiative Slaheddine Ben Ahmed promet qu’il sera de nouveau mis à l’honneur avec d’autres plaques de rues.
C’est à la suite de l’électrochoc de l’attentat terroriste islamiste qui a fait 39 victimes sur les plages de la ville le 26 juin 2015 – trois mois après celui du musée du Bardo à Tunis qui causa la mort de 24 personnes – qu’a mûri l’urgence de promouvoir le vivre-ensemble et d’exhumer l’histoire enfouie de la présence juive en Tunisie. « De cette présence, nous en avons des preuves tangibles, textes, traces archéologiques de synagogues, dès le IIIe siècle après Jésus-Christ », rapporte l’historien Habib Kazdaghli.
Aux Touansas originaires de Tunisie se sont plus tardivement ajoutés les Granas – ou Livournais venus de Livourne en Toscane, et d’autres pays d’Europe du Sud – qui constitueront l’élite de la communauté. « Ils avaient le statut discriminatoire de dhimmi (non-musulman, NDLR)poursuit l’historien. Il y a eu des tensions, mais jamais de pogroms en TunisieLes juifs avaient su se rendre indispensables en maintenant le secret de leurs métiers, joailliers, tailleurs, travail du cuir, etc. On disait “c’est fait juif” pour dire “de bonne qualité”. »

Un musée juif en débat


« Nous en sommes encore à nous interroger sur la manière de vivre ensemble, alors que nous avons pu le faire pendant des siècles », relève le maire Taoufik Laaribi. Des associations militent pour la restauration de certains joyaux délabrés du patrimoine juif. « C’est aussi un patrimoine tunisien », fait valoir Claire Rubinstein. Quant au projet de musée juif, il fait débat. « Ce doit être un musée de la pluralité de la Tunisie, de son histoire romaine, phénicienne, juive, etc. », plaide Habib Kazdaghli.
« L’histoire juive, ce n’est pas l’histoire des juifs, c’est l’histoire de la Tunisie, elle doit être au Musée du Bardo, pas dans un vieux quartier juif déserté », estime Roger Bismuth, qui bataille avec le ministère de l’éducation « pour que l’histoire plurielle de la Tunisie soit enseignée ».
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Un exode par vagues

1948. La création d’Israël suscite les premiers départs vers le nouvel État, notamment parmi les plus pauvres de la Tunisie de l’intérieur.
1956. L’autonomie interne de la Tunisie (3 juin 1955) puis l’indépendance du pays le 20 mars 1956 génèrent de nouveaux départs vers la France et Israël.
1959. La Constitution adoptée le 1er juin, qui proclame dans son article premier que la Tunisie a pour religion l’islam et pour langue l’arabe, accélère le mouvement.
1961. La bataille de Bizerte (19-23 juillet) entre la France et la Tunisie fait plusieurs milliers de morts côté tunisien. Beaucoup de juifs sont sommés de choisir leur camp.
1964. La loi sur la propriété agricole du 12 mai exproprie les étrangers propriétaires.
1967. Les juifs sont victimes d’exactions après la guerre des Six Jours (5-10 juin), qui génère un flot de départs. D’autres suivront jusque dans les années 1970.

mercredi 22 mai 2019

LE MINISTRE JUIF TUNISIEN RENÉ TRABELSI JOUE GROS À LA GHRIBA Par Jacques BENILLOUCHE !


René Trabelsi joue gros cette année car il doit relever le défi annuel du pèlerinage de la Ghriba, célébré les 22 et 23 mai 2019, qui mesure tous les ans l’évolution de la fréquentation touristique en Tunisie. La synagogue de la Ghriba, dans l’le de Djerba au sud de la Tunisie, constitue l'un des principaux marqueurs identitaires des Juifs, l'une des dernières communautés juives vivantes du monde arabe. Le pèlerinage a lieu à l'occasion de la fête juive de Lag Ba'omer.


Synagogue de la Ghriba

     René Trabelsi, franco-tunisien, juif djerbien et propriétaire d’une agence de voyages à Paris, a été appelé par le gouvernement tunisien pour occuper le poste de ministre du tourisme afin de redonner vie à un tourisme en crise totale. De 4.000 à 5.000 pèlerins du temps du président Ben Ali, la fréquentation de la Ghriba ces dernières années n’a pas dépassé 300 touristes juifs. L’explication est simple ; depuis la révolution du jasmin de 2011, les Islamistes sont entrés en force au gouvernement pour impulser leur credo et surtout leur sentiment anti-israélien, voire antisémite.

Le ministre veut relancer le tourisme dans l’île mais les Juifs israéliens, même s’ils sont originaires de Tunisie, ne peuvent pas retourner dans leur pays natal s’ils ne disposent pas d’un autre passeport que le bleu. Leur passeport tunisien datant du protectorat, s'ils le retrouvent, n'est plus valide. C’est une lacune que le gouvernement tunisien n’arrive pas à combler sans attirer la colère des militants islamistes irréductibles.

Les années précédentes, le gouvernement surfait sur l'image de la Ghriba en invitant de nombreux journalistes juifs pour «meubler» par leur présence les manifestations officielles ; mais ces derniers ont vite compris qu’ils n’étaient que des alibis, des faire-valoir. René Trabelsi doit impérativement inverser la courbe du nombre de touristes juifs car ils sont le symbole d’une collaboration judéo-tunisienne retrouvée. Son échec mettra définitivement un terme à cette tradition de pèlerinage qui, avec le temps, s’est déplacée à Méron en Israël, en Haute-Galilée précisément, qui abrite les tombes de Rabbi Shimon bar Yohaï et de son fils, Rabbi Eléazar bar Rabbi Shimon, qui sont vénérés à Djerba.

Pèlerinage à Meron

  René Trabelsi voudrait profiter du fait que cette année le pèlerinage de la Ghriba coïncide avec le mois saint de ramadan célébré par la communauté musulmane. Il compte sur ce hasard du calendrier et sur quelques personnalités politiques internationales invitées, dont on ignore encore les noms, pour «muscler»l’assistance officielle. Il vise aussi les Allemands, les Français et les Britanniques qui ont déserté en masse les plages de Tunisie depuis les attentats qui ont touché des touristes. Il tient à prouver que sa démarche est apolitique en précisant qu’il n’a la carte d’aucun parti politique et que sa mission doit uniquement servir les intérêts de la Tunisie.


En fait sa démarche est à sens unique puisqu’il doit éviter tout ce qui touche à Israël tout en faisant les beaux yeux aux Palestiniens, ce qui n'est pas un gage de neutralité. Or un poste ministériel est un poste politique par excellence. D’ailleurs sa nomination a alimenté la polémique car il est accusé de sionisme pour éviter en fait de l'attaquer de front sur la réalité de son judaïsme; alors, il a été jugé sur ses compétences.  
Mehdi Rebaï

Mehdi Rebaï, membre de Afek Tounes, parti politique tunisien de tendance social-libérale, représentant la jeune garde qui n'a jamais connu la présence des Juifs en Tunisie, l’a incendié : «Aujourd’hui nous sommes fiers d’accueillir un nouveau ministre qui ne sait ni lire ni écrire ni en arabe ni en français et encore moins en anglais dans l’un des secteurs les plus importants. Nous sommes fiers d’avoir un ministre non-résident dans notre propre pays»
Peintre tunisien Maurice Bismouth (rabbins de Djerba)

Il est vrai que la nomination d’un Juif au gouvernement ne s’imposait pas car la communauté juive a été réduite à la portion congrue de 1.200 âmes alors qu’elle comptait 110.000 Juifs à la veille de l’indépendance. La moitié a rejoint Israël en trois vagues, l‘autre la France et d’autres pays étrangers. Malgré cela, les Israéliens originaires de Tunisie ont gardé leur sentiment tunisien ancré en eux, la langue et bien sûr les traditions. Mais pour le gouvernement tunisien, ils sont devenus des parias parce qu’ils ont choisi de vivre dans un pays «ennemi». 

On ignore si la nomination de Trabelsi est un alibi pour rassurer les touristes sur l’absence de danger des islamistes en Tunisie. Mais tout est bon pour tenter de le discréditer puisque certains l’accusent de disposer de la nationalité israélienne, d’avoir visité Israël et d’y avoir des intérêts personnels comme s’il s’agit d’un crime inavouable, ce que Trabelsi dément.


Sa nomination restera un gadget pour rassurer l’Occident. Mais quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, sa judéité restera au centre des controverses car, dans les pays arabes, être juif est synonyme d’israélien. C’est pourquoi le ministre doit toujours répondre à cet amalgame en termes clairs : «Je ne suis pas nommé ministre pour la normalisation avec Israël». Mais il aura du mal à rester hors de la politique et hors de la question d’Israël : «Vous savez, le ministère du tourisme n’est pas un ministère à teneur politique. C’est un ministère de technocrates». Il ne pourra jamais se mouiller pour Israël comme le fait le gouvernement marocain qui accueille librement sur son sol des milliers israéliens, touristes et hommes d’affaires,

René Trabelsi ne laisse pas indifférent et l’on peut même dire qu’il a du courage de côtoyer ses détracteurs tunisiens qui lui reprochent d’être tout simplement juif. Mais sa mission est impossible. Le judaïsme mondial a des liens privilégiés avec Israël et vouloir empêcher Trabelsi de les maintenir, voire de les consolider, dénote une méconnaissance du monde juif en général.

Il sait qu’il doit réussir, d’abord pour sa crédibilité et ensuite parce qu’il est sur un siège éjectable. À l’automne 2019, après les législatives, un nouveau gouvernement sera désigné et en cas d’échec, René Trabelsi risque de ne pas être reconduit à son poste. Dans ce cas la rupture sera totale entre la Tunisie et ses anciens nationaux. Ce sera surtout la victoire des Islamistes qui prouvent qu'ils sont les véritables maîtres en Tunisie.

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