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jeudi 30 mai 2019

Jeter de l’eau à Chavouôt, les Azharot, La Kétouba ,des fleurs pour la fête...

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  •  Jeter de l’eau à Chavouôt, les Azharot, La Kétouba ,des fleurs pour la fête,

    Halakha 1

    La coutume de se jeter de l’eau à Chavouôt :
    Nous avions la coutume de nous jeter de l’eau sur les uns les autres car :
    1ère explication : Moché Rabbénou est né le 7 Adar et sa mère l’a caché durant 3 mois, ce qui reporte au 6 Sivan qui est la fête de Chavouôt ; ce jour-là elle le mit dans un berceau en osier qu’elle déposa sur le Nil qui représente l’eau.
     2ème explication : Lors du don de la Torah, les Bné Israël se sont tous évanouis et Hachem fit descendre de la rosée pour les réveiller.
    L’eau coule toujours vers le bas, ce qui représente l’humilité qui est une allusion à l’étude
    de la Torah qui doit être étudiée avec humilité.
    Il est important de savoir que les Sages contemporains ont aboli cette coutume car elle engendre beaucoup d’interdictions :
    a) Il est interdit le jour de Yom Tov de presser du linge mouillé,
    b) Les hommes et les femmes se mélangeaient pour se jeter de l’eau, ce qui engendrait unegrande légèreté d’esprit, ce qui n’est pas adéquat au jour

    Références: Rabbi David Ovadia Chlita dans Nahagou Haâm page 107 Halakha 9, Rabbi Éliyahou Bitton Chlita dans Nétivot Hamaârav page 206 Halakha 16, Rabbi Yossef Ben Naïm z.t.l.  dans Noheg Bé’Hokhma page 205, Rabbi Yossef Méssas z.t.l. dans Maïm Haïm volume 1 page 178 et dans Otsrot HaMaghreb Halakhot Chavouôt, Rabbi Yaâkov Tolédano z.t.l. dans les recueils Sarid Oupalit page 8 remarque 6, Rabbi Yits’hak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Halakhot Moâdim.

    Halakha 2   

    Nous avons l’habitude de lire l’après-midi de Chavouôt les Azharot (explications des 613 Mitsvot) de Rabbi Chlomo Ben Gabirol z.t.l. et de Rabbi Yits’hak Ben Réouven z.t.l. d’autres
    étudient le Séfer HaMitsvot du Rambam.  
    Références: Rabbi Éliyahou Bitton Chlita dans Nétivot Hamaârav page 206 Halakha 13, Rabbi David Ovadia Chlita dans Nahagou Haâm page 55, Rabbi Yossef Ben Naïm z.t.l. dans Noheg Bé’Hokhma page 205, Rabbi Baroukh Raphaël Tolédano z.t.l. dans son Kitsour Choul’han Aroukh volume 2 page 176, Sidour Arbâ Guéviîm, Rabbi Yossef Méssas z.t.l. dans Otsrot HaMaghreb Halakhot Chavouôt, Rabbi Yaâkov Sofer z.t.l.  dans Kaf HaHaïm Siman 494 Saïf Katan 32 au nom du Hida z.t.l., Rabbi Yossef Méssas z.t.l.  dans Maïm Haïm volume 1 page 178, Rabbi Ovadia Yossef z.t.l. dans H’azon Ovadia Halakhot Chavouôt page 320 Halakha 15, Rabbi Haïm Yossef David Azoulay z.t.l. dans le Birké Yossef Siman 494 Saïf Katan 10, Rabbi Yits’hak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Halakhot Moâdim Halakhot Chavouôt page 445 Halakha 18.

    Halakha 3

    La Kétouba (acte de mariage) à Chavouôt :
    La fête de Chavouôt, nous célébrons l’anniversaire du don de la Torah, le 6 Sivan 2448, sur

    le Mont Sinaï.
    Le don de la Torah scelle l’union entre Hachem avec l’Assemblée d’Israël et à la symbolique
    du mariage entre nous et le créateur, c’est pourquoi, le premier jour de Chavouôt, nous avons l’habitude au moment de l’ouverture de l’Arche Sainte, de lire la Kétouba (acte de mariage) rédigé par Rabbi Israël Nadjara z.t.l. engagement entre D. et son peuple et le 2ème jour de Chavouôt, nous lisons la Kétouba rédigée par Rabbi Raphaël Moché Elbaz z.t.l.
    Références: Rabbi Éliyahou Bitton Chlita dans Nétivot Hamaârav page 205 Halakha 10, Rabbi David Ovadia Chlita dans Nahagou Haâm page 55 Halakhot 2 et 3, Rabbi Yossef Méssas z.t.l. dans Otsrot HaMaghreb Halakhot Chavouôt, Sidour Beth Habéh’ira fascicule 2 Halakha 5, Mahzorim Dodi Yarad Légani.

    Halakha 4

    des fleurs en l’honneur de la fête,
    La veille de Chavouôt nous avons la coutume de décorer la synagogue avec des fleurs en
    l’honneur de la fête,
    a) La raison de ce Minhag, quand la Torah fut donnée, le monde était rempli d’une odeur agréable.
    b) En souvenir des prémices on décorait de fleurs et de roses.
    c) Pour rappeler qu’à Chavouôt, le monde est jugé pour la production des arbres fruitiers

    (Maguen Abraham).
    Certains disent qu’à Chavouôt, les arbres fruitiers sont jugés.
    Références: Rabbi Haïm Yossef David Azoulay z.t.l  dans  le Birké Yossef Siman 494 Saïf 5, Otsar Taâmé Haminhaguim page 304,  Rabbi Yaâkov Haïm Sofer z.t.l  dans Kaf HaHaïm Siman 494 Saïf 34. Rabbi Yits’hak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef, Rabbi Rafael Baroukh Tolédano z.t.l dans son Kitsour Choul’han Aroukh page 176

    APHORISME DU ZOHAR HAKADOCH
    La plus petite des âmes juives à le pouvoir de résister à toutes les tentations du monde.

Parasha de la semaine


Par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël, Amen

  •  Hiloulot 25 Iyiar
    ��Rabbi Chaoul Halévi z.t.l. Rav de Hague, auteur du Binyane Chaoul
    ��Rabbi Chlomo Amsalem z.t.l., chef du Beth Din de Midelet Maroc, auteur de Bné Chlomo. » Décédé en 1963
    ��Rabbi Dov Yissakhar Dov Lipchitz z.t.l.
    ��Rabbi Fischer z.t.l.
    ��Rabbi ‘Haïm Hager z.t.l. de Kosov, auteur du Torat ‘Haïm, né en 1795, décédé en 1854.
    ��Rabbi Haïm Hori z.t.l. né en Tichri en 1885 à Djerba. Rosh Yéchiva de Torah VéHaïm et Roch Beth Din de Tunis. Auteur de Motsa Haim, du Hessed Véemeth parlant de plusieurs Rabbanim, du Niflaot Guédolot, le  Dérekh Haim sur la Paracha et le Talmoud et il a traduit le Tsiporen Chamir de Rabbi Haim Yossef David Azoulay z.t.l. Rabbi Haïm Hori z.t.l. est décédé le 25 Iyar 1957 et enterré à Béer Chévâ.
    ��Rabbi Moché Yitsakoff HaCohen z.t.l. Roch Yéchiva de Beit Midrash Shlomo à Jérusalem, décédé en 1943.
    ��Rabbi Ozer de Klementov z.t.l. auteur du Even HaOzer sur le Choul’han Aroukh
    ��Rabbi Yaâkov Lourbarbaum z.t.l. de Lissa, auteur de Havot Daât et du Nétivot HaMichpat, décédé en 1832
    ��Rabbi Yossef Pantsanovski z.t.l. auteur du Pri Yossef et du Pardes Yossef
      *Allumez une bougie et par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël Amen*

Refoua Chelema et Réussite

  • Toutes les Halakhot sont dédiées à la protection et à la Réfoua Chéléma de tout le peuple d’Israël Amen et en particulier
      • Sarah bat Fortuné,
      • Annaël bat Chlomo
      • Eli Eliyahou Ben Victorine
      • Noam Yéhouda ben Yéhoudit
      • Hanna Lina Bat Lor Lola
      • Ishaie Avraham Othniel ben Shmouel
      • Noam Yossef ben Shmouel
      • Maâyane Esther bat Shmouel
      • Hillel Chalom ben Shmouel
    Amen

Léilouy Nichmat

  • De tous les défunts du âm Israël et en particulier
    • Sarah Bat Rosa z.t.l.
    • Georges Yitshak Ben Hénéna ouben Chlomo z.t.l.
    • Gérard Guerchon Ben Yitshak
    • Fortuné Bat Camille Camouna
    • Tsipora bat Esther
    • Eliaou ben Freha Amoyal
    • Docteur Philippe Eliyahou Touitou z.t.l

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    ✅ A la réussite matérielle
    ✅Une aide pour trouver son âme soeur
    ✅ A la mémoire d’un défunt …
    Merci d’avance Chers Amis de soutenir mon travail ainsi que la diffusion de la Torah

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mercredi 29 mai 2019

Pourquoi les Palestiniens s'Opposent à la Prospérité Economique par Bassam Tawil...


  • Ashraf Jabari a récemment annoncé la création d'un parti qui serait entièrement consacré à la prospérité économique des Palestiniens. Ce Parti de la réforme et du développement propose de s'attaquer aux problèmes économiques des Palestiniens, à commencer par le chômage dont le niveau est élevé. « Nous avons une armée de diplômés sans emploi. Un jeune Palestinien titulaire d'une maîtrise en droit ne trouve pas d'emploi et doit travailler comme vendeur ambulant. »
  • Au lieu de donner à Jabari une chance, les Palestiniens ont fait campagne contre lui ; ils l'ont diffamé, dénoncé comme « traître » et comme « collaborateur » d'Israël et des juifs. Certains sont même allés jusqu'à réclamer son arrestation ou son exécution.
  • Selon divers articles de presse, le plan de paix à venir évoque une aide en milliards de dollars, sans parler des collectes de fonds auprès de riches pays arabes. Mais le cas Jabari montre que les Palestiniens préfèrent haïr Israël plutôt que d'investir dans le développement économique.
  • Les Palestiniens perçoivent l'aide financière comme une tentative cynique de les éloigner de la lutte contre Israël - et aucun dirigeant palestinien n'a assez d'estomac pour faire face aux menaces auxquelles Jabari est actuellement confronté. En fait, loin de tout « accord du siècle », les dirigeants palestiniens ont conclu il y a bien longtemps un sale petit accord de leur cru : la haine d'Israël est plus profitable que le bien-être des Palestiniens.


Ashraf Jabari, un homme d'affaires palestinien âgé de 45 ans originaire de Hébron, en Cisjordanie, a récemment lancé une nouvelle initiative économique avec certains de ses amis juifs, afin de promouvoir l'entrepreneuriat conjoint entre Israéliens et Palestiniens. (Source de l'image: iStock)

Dans une société normale, tout homme d'affaires qui investit, crée des emplois – notamment pour les jeunes diplômés – et améliore les conditions de vie de la population, génère considération et respect. Mais les Palestiniens ne constituent pas une société normale.

Ashraf Jabari, 45 ans, homme d'affaires palestinien issu d'une grande famille de Hébron en Cisjordanie, a cru en la coopération économique et à la coexistence pacifique avec ses voisins juifs, y compris les colons vivant en Cisjordanie.
Au début de l'année, Jabari et certains de ses amis juifs ont annoncé leur projet d'aider à la création de co-entreprises entre Israéliens et Palestiniens.
« Nous allons travailler à la suppression des frontières, et les Israéliens comme les Palestiniens devront y mettre du leur », a expliqué Jabari . « Nous devons ouvrir ce mur. Mais avant, nous devons créer des liens et instaurer de bonnes relations non seulement en Cisjordanie, mais dans tout Israël afin que notre objectif devienne réalisable. »

Pour atteindre son objectif, Jabari a annoncé la création d'un nouveau partipolitique qui sera principalement dédié à la croissance de l'économie palestinienne :
Le Parti de la réforme et du développement se propose de résoudre les problèmes économiques des Palestiniens et de lutter contre le chômage élevé qui frappe la population. « Nous avons une armée de jeunes diplômés sans emploi ... Un jeune homme [palestinien] titulaire d'un Master en droit ne trouve pas de travail et doit gagner sa vie comme vendeur ambulant. »
Quand un homme parle d'aider le peuple à remplir son garde-manger ; quand il dit : « laissons de côté les différents politiques et concentrons-nous sur les moyens de garantir la croissance économique », son message n'a aucune raison d'être mal accueilli.

Mais au lieu de faire bon accueil à l'initiative de Jabari, les Palestiniens ont lancé une vaste campagne de diffamation contre lui. Certains l'ont traité de « traître » et d'autres de « collaborateur » d'Israël et des Juifs. On a même vu des Palestiniens réclamer son arrestation ou son exécution.
La campagne contre l'homme d'affaires palestinien a atteint son apogée le 13 mai. Pour l'Iftar, le dîner qui rompt le jeûne du Ramadan, Jabari avait accueilli chez lui plusieurs non musulmans. L'Iftar est souvent l'occasion pour les musulmans d'accueillir des non-musulmans. Mais Jabari avait ce soir-là, de « mauvais » invités : des juifs.

Peu après que des photos de ce repas de Ramadan aient été publiées dans divers médias, nombre de Palestiniens ont laissé éclater leur colère sur les réseaux sociaux.
La vague de protestations, le ressentiment exprimé ont été tels que le clan Jabari s'est désolidarisé d'Ashraf, au point de le dénoncer publiquement. « Ashraf Jabari est un criminel et il n'entre pas dans les territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne », a déclaré Arif Rubin Jabari, chef du clan familial. « Notre famille avait déjà désavoué cette fraude en 2002. Il ne représente personne de notre tribu ou de Hébron. »

Le chef du clan a aussi affirmé qu'Israël « utilisait Jabari pour ses agissements suspects contre les Palestiniens ». Il a appelé les responsables de l'Autorité palestinienne à « porter attention au soutien que les Israéliens apportent à Jabari afin qu'il apparaisse comme une alternative aux dirigeants palestiniens actuels ».
La rupture des liens entre Ashraf et le clan Jabari n'a rien apaisé, et nombre de Palestiniens ont continué de réclamer que ses paroles et ses actes soient sévèrement punis.

Le site d'informations Wattan, basé à Ramallah, capitale de facto des Palestiniens, a réclamé un procès en haute trahison. « Les services de sécurité [palestiniens] doivent immédiatement l'arrêter », a plaidé Wattan.
« Selon l'article 135 du Code pénal révolutionnaire de l'OLP (1979), la trahison est punie d'une peine d'emprisonnement et de travaux forcés. La loi précise que toute personne qui loge, nourrit, habille un soldat ennemi ou un espion ou qui l'aide à s'échapper, doit être punie. Des dizaines d'espions ont déjà été sanctionnés conformément à cette loi. L'article 140 de la même loi institue la peine de mort pour quiconque informe l'ennemi. De nombreux espions ont déjà été exécutés. »
Deux raisons fondent la colère des Palestiniens contre Jabari : il plaide pour une « normalisation » avec les Israéliens et promeut l'idée de « paix économique ». Non seulement, le mouvement « anti-normalisation » s'oppose fermement à toute coopération avec Israël - y compris les événements sportifs et culturels -, mais il est acquis désormais que Palestiniens et Juifs ne peuvent pas non plus manger ensemble.

Jabari a offensé de nombreux Palestiniens en invitant ses amis juifs à rompre le jeûne du ramadan chez lui.
Et son discours sur la « prospérité économique » des Palestiniens a fait de lui un ennemi public. Comment a-t-il osé rêver d'améliorer les conditions de vie de son peuple et de créer des emplois pour les chômeurs ?
Aux yeux de nombreux Palestiniens, seule la lutte contre Israël est nourricière et ce combat rend trivial toute idée de créer de l'emploi ou d'améliorer les conditions de vie.

Jabari aurait été idolâtré s'il avait rejoint le Hamas, le Jihad islamique ou l'une des organisations anti-israéliennes de Cisjordanie. Les louanges auraient chu en pluie s'il avait appelé au boycott d'Israël. Mais il a proposé de travailler - et de manger - avec eux.

Le tumulte né des actions et propositions de l'homme d'affaires palestinien augure mal de l'avenir. Et le futur Parti de la réforme et du développement d'Ashraf Jabari n'a guère de chance de tailler sa route dans le cœur et l'esprit des Palestiniens. Quant à ses projets économiques, on peine à imaginer qu'ils puissent recevoir un début de réalisation.
La campagne sans précédent de haine et d'intimidation contre Jabari intervient à quelques semaines du dévoilement du plan de l'administration américaine pour la paix au Moyen-Orient, un plan très attendu connu sous le nom de « deal of the century » (l'affaire du siècle).

Selon divers articles de presse, le plan de paix en question évoque une aide en milliards de dollars collectés notamment auprès de riches pays arabes. Toutefois, le cas Jabari montre que les Palestiniens préfèrent haïr Israël plutôt que d'investir dans le développement économique.

En fait, les Palestiniens perçoivent l'aide financière comme une tentative cynique de les éloigner de la lutte contre Israël - et aucun dirigeant palestinien n'a assez d'estomac pour faire face aux menaces auxquelles Jabari est actuellement confronté. Loin de tout « accord du siècle », les dirigeants palestiniens ont conclu il y a bien longtemps un sale petit accord de leur cru : la haine d'Israël est d'un meilleur rapport que le bien être de la population.
Bassam Tawil est un arabe musulman basé au Moyen-Orient.

LES MERINGUES INRATABLES...


ד
Ne sont-ils pas trop mignons ???
​Meringues croquantes à souhait !!!
Recette super facile ...

Ingredients
4 blancs d`oeufs
225 g de sucre en poudre
4 cs de sucre glace
1 cc de jus de citron
2 cc de maizena

Preparation
Prechauffer le four a 120 degres - th 4.
Melanger les 2 sucres et mettre de cote.
Dans le melangeur du robot ou dans une jatte, mettre les blancs d`oeufs, le jus de citron, et la maizena.
Fouetter le tout pendant 5 bonnes minutes ou jusqu`a ce que les blancs soient tres fermes.
Baisser ensuite la vitesse du batteur et verser doucement le melange des 2 sucres.
Battre encore 3 mn a vitesse moyenne. On doit obtenir un melange lisse et brillant.
Remplir une poche a douille cannele et former des petits tas sur une feuille de papier cuisson.
Enfourner pendant 1 heure, eteindre le four et laisser a l`interieur du four sans ouvrir la porte encore une heure.
Decoller et conserver dans une boite hermetique metallique ou non.
Se congele tres bien.

Fini les meringues chewing-gum ...

Bon appetit !

meringues

Une riche « vie sociale juive » en Pologne avant la guerre...


Le développement des shtetlekh au XIXe siècle dans la « Zone de résidence juive », qui regroupait une partie de la Pologne et de la Russie, vient de l’interdiction faite aux Juifs de posséder la terre et de l’exclusion des Juifs des grandes villes du centre de la Russie.
shtetlekh
Un antisémitisme d’état
L’antisémitisme s’est développé au XXe siècle comme antisémitisme d’État, les Juifs étant le bouc émissaire des difficultés économiques, et comme antisémitisme quotidien, les Juifs étant accusés, dans les années dix et vingt en Pologne, alternativement de collaboration avec les Allemands ou avec les Russes ; dans les années trente, antisémitisme populaire et mesures de discriminations et d’exclusions professionnelles s’alimentent mutuellement. Pogroms et pauvreté conduisent de nombreux Juifs à chercher à émigrer.
Une communauté diversifiées
La spécificité des communautés juives vient aussi de ces mesures d’exclusion, lointaines et contemporaines. La yidishe gas (la rue juive), les luftmentshn (les gens qui vivent de l’air, faute de mieux), les shnorer (les mendiants) sont évoqués ici.
Mais ces communautés n’étaient pas figées : elles étaient elles-mêmes soumises à des tendances contradictoires, entre tradition et modernité, tant sur les plans religieux que social, politique et culturel.
Les Juifs des shtetlekh n’étaient pas tous en caftan et papillotes, contrairement à ce qu’une vision réductrice voudrait bien le laisser croire aujourd’hui.
Les contes mettent en scène ces réalités contradictoires, la tradition orale des histoires suffisent à les animer, pas à en expliquer les fondements.

Juif et …

Juifs et Polonais, Juifs et catholiques, Juifs et goyim, Juifs et non Juifs, Polonais juifs et chrétiens… Quelle dénomination adopter?
Derrière cette question, il y a bien sûr tout le débat sur la nation, le peuple, la religion… Tous les textes de l’époque ou sur l’époque, qu’ils soient écrits ou non par des Juifs, parlent des Juifs et des Polonais. Il n’y a guère que quelques auteurs occidentaux, jeunes en général, qui prennent des précautions de style, n’opposant pas Juifs et Polonais mais Polonais juifs et Polonais non-juifs, correspondant davantage à la réalité qu’ils vivent qu’à celle de la Pologne de 1939.
Mais on ne peut transposer la réalité de l’intégration occidentale à celle de la Pologne d’avant-guerre, où deux mondes vivaient séparément.

Les discriminations

Dès la naissance de l’État polonais en novembre 1918, la violence antisémite se déchaîne avec 110 pogroms.
Toute la panoplie classique de l’antisémitisme se retrouve dans la presse de droite, où les Juifs sont accusés de meurtres rituels, de trahison envers l’armée, de collaboration avec l’occupant allemand, de bolchevisme.
Par exemple, le yizker buh (Livre du souvenir) de Zelechow porte témoignage des exactions antisémites dans les années 1918-1920, menées d’abord par des soldats allemands, puis par des soldats polonais de retour du front, à Zelechow et à Sobolew.
Pendant la guerre russo-polonaise, les Juifs sont accusés de connivence avec l’ennemi. Après quelques mois d’apaisement dus au débat de la conférence de Paris qui élabore les traités sur les minorités nationales devant être annexés au traité de Versailles, la situation se dégrade à nouveau.
La retraite de l’armée polonaise et l’avancée de l’Armée rouge provoque une véritable psychose d’un complot judéo-bolchevique. En 1920-1921, environ 1000 pogroms éclatent.
Dès les années vingt, le traité de Versailles n’est guère respecté. Le gouvernement de Pilsudski accumule les discriminations, en particulier sur le plan économique. Le gouvernement des colonels considère que la population juive est « de passage » en Pologne, qu’elle doit émigrer et, qu’en attendant, les droits civiques doivent lui être refusés.
Cette idée d’expulsion des Juifs conduit le gouvernement à demander à la SdN des territoires dans les colonies, et aux banques internationales des financements…
Les discriminations économiques s’accumulent. Les Juifs sont exclus des emplois publics en 1930. Lorsque l’État nationalise des secteurs, il en exclut les Juifs. La distribution du crédit bancaire défavorise les commerçants juifs (37 % de la population juive) ; la Communauté met alors en place ses propres circuits de crédit.
Dans l’artisanat, un examen est instauré en 1927 pour l’obtention d’un certificat d’aptitude à l’exercice des métiers. Les conditions d’accès à l’examen excluent de fait les Juifs (droits d’inscription élevés, formation longue, langue polonaise). Ceux qui exerçaient déjà, dont la plupart ne possédaient pas de diplôme, se retrouvent dans l’illégalité. Or 35 % de la population juive, en moyenne, travaille dans l’artisanat. Cette mesure va avoir un effet catastrophique : travail clandestin, fermetures d’ateliers.
En 1929, le dimanche est déclaré jour de fermeture obligatoire, obligeant ainsi les commerçants juifs à fermer deux jours, le samedi et le dimanche.
En 1936, le premier ministre présente à la Diète le boycott des boutiques juives par la phrase célèbre : « Boycott économique soit, mais sans préjudice aucun ».
En 1936 encore, l’abattage rituel est contingenté pour « des raisons humanitaires ». Les professions libérales prennent successivement des mesures d’exclusion des Juifs en 1937.
Un numerus clausus est imposé à l’Université et les agressions qui s’y déroulent font chuter le nombre d’étudiants juifs de 24,6 % en 1921 à 8,2 % en 1938.
De 1935 à 1937, les pogroms se multiplient de nouveau.
De nombreux Juifs cherchent à émigrer. Mais alors qu’au début du siècle l’émigration dépasse largement la croissance naturelle de la population, à partir de 1920 c’est l’inverse.
Les pays d’accueil ferment leurs frontières ou, au mieux, limitent les entrées : l’émigration chute même de 1930 à 1932, à cause de la dépression économique. Elle remonte de 1933 à 1935, mais représente moins de 1 % de la population. À partir de 1930, l’essentiel des émigrants polonais sont des Juifs.

Le shtetl

Les Juifs représentent environ 10 % de la population polonaise, soit 2,9 millions de personnes en 1921 et 3,1 millions en 1931. Dans certaines grandes villes, leur pourcentage atteint et parfois même dépasse 30 % : c’est le cas à Varsovie, Lodz, Lvov et Lublin. Ou bien entre 20 et 30 %, comme à Cracovie, Vilno et Czenstochova.
Les shtetlekh sont des agglomérations intermédiaires entre les mondes rural et urbain.
Dans ceux-ci, la proportion de Juifs peut être encore plus élevée : par exemple, à Jablonna-Legionowo, les Juifs représentent 50 % de la population au début du XXe siècle, après un pic à 65 % à la fin du XIXe siècle ; à Falenitz-Miedzeszyn, les Juifs représentent 65 % de la population dans les années trente, et pendant les vacances, la population juive double ; à Zelechow, les Juifs représentent 70 % de la population au début du XXe siècle.
Quels que soient les pourcentages, la vie est séparée : structure économique spécifique, langue différente, organisation communautaire propre, qu’elle soit religieuse ou politique.
Tout concourt à créer une vie juive particulière, dans des quartiers délimités des grandes villes et surtout dans les petites villes.
Cette vie juive se heurte en permanence à l’hostilité, voire aux pogroms. La pléthore des petits métiers – majorité de commerçants et d’artisans – crée la yidishe gas (la rue juive) et la mark platz (la place du marché), avec leur agitation tant décrite dans les souvenirs, leurs enseignes tant montrées sur les photos, leurs histoires tant présentes dans la littérature. La langue différente, quels que soient les débats linguistiques, fonde l’appartenance à la Communauté. Tout cela forge la Yiddishkeït.
Les structures de représentation de la Communauté sont spécifiques sur le plan religieux, par définition, et le deviennent sur le plan politique au travers du débat sur l’autonomie culturelle et politique et la nécessité d’organiser séparément les masses juives.
Mais contrairement à l’image qui en est parfois donnée, le shtetl n’est pas une société immuable, emprunte de tradition.
Il est au contraire confronté à tous les bouleversements de ce début de siècle, fondés sur les changements économiques de la société dans son ensemble et renforcés par les mesures discriminatoires contre les Juifs.
Le shtetl est traversé par les conflits entre modernité et tradition, sur les plans religieux, social, politique et culturel. D’autant que la population est jeune : dans les années trente, la moitié a moins de vingt ans. Les différenciations marquent cette société en mouvement et expliquent l’ampleur de ses débats et de ses conflits internes.
L’image des vieux Juifs pieux est une réalité, mais parmi les religieux eux-mêmes se différencient plusieurs courants.
L’image des manifestations de masse est une réalité qui témoigne d’une radicalisation, mais de plus en plus de Juifs tentent d’émigrer, faute d’espoir sur place. L’image de la pauvreté est une réalité, mais qui masque les écarts au sein de la société juive. Et même parmi les pauvres, tous ne sont pas les shnorer (les mendiants) de la littérature, et les photos juxtaposent haillons et vêtements à la mode.
Toutes ces composantes existent en même temps, loin d’une société immobile, idée que contribue à forger le fait qu’elle se soit figée dans la disparition. Les Livres du souvenir, en particulier ceux de Zelechow et de Falenitz, rendent compte de cette diversité, de la synagogue au mouvement révolutionnaire, de la cour du rabbin aux mouvements de jeunesse, de l’atelier artisanal aux romanciers.

La Communauté juive

Face à la dégradation de la situation économique et aux mesures discriminatoires, des réseaux d’entraide s’organisent : cantines populaires, maisons d’enfants, accueil de réfugiés, aides financières aux artisans et commerçants, aux consommateurs et aux victimes de pogroms. Des Caisses locales de crédit se créent, des mouvements associatifs se développent. Le Joint appuie financièrement ces tentatives de pallier l’étouffement économique.
L’intégration dans les structures officielles polonaises
Des partis politiques juifs se constituent, y compris sur le terrain parlementaire au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans le cadre de l’Assemblée constituante et du débat sur les droits des minorités. Mais le refus de l’autonomie culturelle par le gouvernement polonais marginalise la dimension parlementaire, d’autant qu’à partir de 1930, le durcissement vers un régime autoritaire réduit le poids de la représentation parlementaire.
Cependant, le refus gouvernemental de l’autonomie politique et culturelle est en partie compensé par l’acceptation d’une autonomie religieuse. Le gouvernement de Pilsudski promulgue en 1927 une loi concernant la Kehila (représentation de la Communauté), qui régit les droits des Communautés religieuses et qui permet une certaine forme d’autonomie.
Les Juifs de Pologne sont répartis en 599 Kehilot, ayant le statut d’association.
Elles ont compétence dans les domaines religieux et philanthropique, mais pas dans le domaine politique. Dans les villes de moins de 5 000 habitants, la Communauté est dirigée par un bureau exécutif ; dans les grandes villes, ce bureau est complété par un Conseil (Kahal) dont le rabbin est membre d’office. Ces structures sont élues par les hommes, à bulletin secret et à la proportionnelle.
pologne juifs comitéLe Conseil de la Communauté juive de Falenitz en 1938. Au premier rang en partant de la droite : Mendele Melcer, Awigdor Urterol (président), Josef Liberman, Herszel Gelbtrunk. Debout en partant de la droite : Mosze Kempner, Edelsztajn, Gakow-Kenigsman, et un représentant du Wawer (la région).
Un Conseil central regroupe les Communautés locales. Il est composé de 34 personnalités non religieuses et de 17 rabbins.
Institution de l’autonomie juive traditionnelle, il est à la fois une structure d’aide aux plus démunis – dans des conditions très difficiles, faute de ressources suffisantes pour faire face à la paupérisation des années trente – et donc un moyen de lutte pour l’existence du groupe, mais aussi une forme de collaboration avec un gouvernement hostile, renforçant le pouvoir des notables et s’opposant de plus en plus à la radicalisation des jeunes Juifs.
À partir de 1930, les orthodoxes obtiennent le droit d’éliminer des listes électorales aux conseils tous ceux qui critiquent la religion juive, donc les partis socialistes, sionistes et autonomistes.
Le développement de la vie juive
À côté et en opposition aux structures traditionnelles, se développent des mobilisations sociale, politique et culturelle. Une profusion de partis, d’associations, de confréries, de guildes, de groupes culturels, de ligues éducatives, d’écoles, etc. caractérisent la période de l’entre-deux-guerres.
Par exemple, en 1935 la presse en yiddish comporte 27 quotidiens, 100 hebdomadaires, 24 bimensuels, 58 mensuels et 16 organes à périodicité variable. Leur diffusion est générale dans tous les shtetlekh. Avant la guerre, 80 journaux juifs paraissaient à Varsovie.
presse juive pologneLa presse yiddish et hébraïque à Varsovie, 1910-1920. Les journaux en yiddish, 1919-1938. Un kiosque à journaux.
Les organisations politiques assurent aussi des tâches éducatives et culturelles, et établissent des réseaux de sociabilité, en particulier dans la jeunesse au sein de laquelle s’établit une culture alternative, et chez les jeunes femmes qui accèdent à une place que leur refusent les communautés traditionnelles.
L’effervescence éducative et culturelle est spectaculaire.
À côté de l’enseignement traditionnel religieux, en hébreu, dans les yeshivot et les talmudei-torah, et de l’enseignement public qui a obligation depuis le traité de Versailles de dispenser un enseignement religieux en plus du programme officiel (avec le shabbat comme jour de congé pour les Juifs), se développent des écoles juives d’une grande diversité : la Fédération pour la promotion des écoles juives, proche de la bourgeoisie, dispense un enseignement essentiellement en polonais, et, pour les matières religieuses, en hébreu ; les sionistes religieux constituent le réseau Yavne ; certaines écoles sont trilingues ; la CYSHO (Tsentrale Yidisher Shul Organizatsie), issue de la conception de l’autonomie culturelle, est fondée en 1921 sur un principe yiddishiste et séculariste ; d’un athéisme militant, elle innove également par ses méthodes pédagogiques.
La production littéraire explose en l’espace de deux générations, dans tous les genres, roman, théâtre et poésie.
Différents courants littéraires voient le jour – classiques ou avant-gardistes – et sous toutes les formes – réalisme, naturalisme, symbolisme ou fantastique.
Le débat linguistique traverse les sphères politique, éducative et culturelle
Une discussion sur la langue avait été menée en 1908 à la conférence de Czernowitz, en Bucovine, au Sud-Est de la Galicie.
Le débat sur le yiddish, langue populaire ou langue nationale, avait abouti à sa reconnaissance comme une des langues nationales du peuple juif.
Le yiddish demeurait cependant contesté, considéré comme devant rester cantonné à l’oral, à l’univers populaire et féminin. Il était parfois qualifié de « jargon », sans norme ni grammaire. Il était contesté à la fois par les tenants de la russification et par les hébraïsants, qui souhaitaient l’unicité d’une langue nationale.
Des centres de recherche se constituent : le YIVO (Yidisher Visnshaftlekher Institut) est créé à Vilno en 1925. Il donne à la culture yiddish, jusque là considérée comme essentiellement populaire, son statut. Il rassemble des documents d’archives, constitue des bibliothèques et élabore concepts et nomenclature du yiddish (entre autres, prononciation et règles de translittération).
Durant ses quinze premières années d’existence, le YIVO publie plus de cent volumes d’études et de recherches. Il collecte des milliers de manuscrits, de photos et de documents de tous types. Il organise des séminaires pour les enseignants. Il deviendra ainsi le centre d’études et d’histoire du yiddish et de la culture juive d’Europe centrale.

Le Bund

Le Bund (Algemeyner Yidisher Arbeiter Bund fun Lite, Poyln un Rusland, Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, Pologne et Russie) est un mouvement révolutionnaire juif créé en octobre 1897 à Vilno.
L’industrialisation de l’empire russe avait progressivement créé un prolétariat nombreux, issu de la paysannerie.
Le prolétariat juif avait une double spécificité : économique – issu de l’artisanat, et non de l’agriculture, il est resté concentré dans des secteurs particuliers tels le textile -, et culturelle – l’identité nationale et la langue yiddish le distinguaient du reste du prolétariat.
Avec les vagues successives d’antisémitisme d’État, les ouvriers juifs étaient soumis à la fois à l’oppression économique et aux discriminations politiques et raciales. « Les ouvriers juifs sont opprimés à la fois en tant que travailleurs et en tant que Juifs ».
Le développement des idées socialistes et le renouveau culturel de l’intelligentsia juive alimentent de nombreux débats.
L’assimilation des Juifs, qui se réalise en Europe occidentale, est impossible à l’Est : la vie est séparée dans le shtetl, qui est une forme de ghetto.
La revendication de l’égalité des droits et la lutte contre l’antisémitisme constituent des axes programmatiques du Bund, au même titre que les revendications sociales. « Ni l’assimilation, ni l’émigration, mais la lutte sur place avec les travailleurs et les socialistes des autres groupes nationaux qui vivent en Russie ».
L’emploi de la langue yiddish apparaît comme indispensable dans la propagande, en particulier dans la presse. À la défense des intérêts sociaux s’adjoint la défense des intérêts nationaux. Le Bund devient très vite, au travers de ses comités d’autodéfense qui protègent des pogroms les locaux syndicaux mais aussi les synagogues, un centre important de la vie juive.
Le développement du Bund est rapide : il devient une organisation de masse, à la fois parti politique et organisation professionnelle. C’est une organisation laïque.
Un an après sa naissance, le Bund avait été partie prenante, en tant que tel, de la création du Parti ouvrier social-démocrate russe (POSDR, futur parti bolchevik), en 1898 ; mais les divergences s’accumulent vite et une rupture intervient dès 1903.
La question nationale et celle de l’autonomie culturelle sont intensément débattues au Bund. Wladimir Medem prône l’autonomie nationale culturelle dans le cadre d’une fédération des peuples. La « doykayt » consiste à s’enraciner dans sa terre natale et à revendiquer le droit d’y vivre. En ce sens, il se distingue des organisations sionistes qui se créent à la même période. Le Bund est nationalitaire et internationaliste.
D’autre part, les sionistes ont vocation à mobiliser l’ensemble des Juifs (et l’on distingue les sionistes de gauche et les sionistes de droite), alors que les bundistes organisent les travailleurs.
Entre 1905 et 1914, du fait de la répression politique après l’échec de la révolution de 1905, le Bund développe des actions culturelles, des écoles, etc. Il perd de son importance en URSS après la révolution de 1917, il est même supprimé en 1921, mais il continue de se développer en Lituanie et en Pologne.
La Pologne est devenue indépendante depuis 1918. Toutes les organisations, bundistes, sionistes, communistes s’y développent, malgré la répression, même après l’instauration du pouvoir autoritaire de Pilsudski en 1930 et de la « république des colonels », semi-fasciste, en 1935.
Le Bund crée des syndicats, des écoles, des dispensaires. Il a un mouvement de jeunesse : le Yugnt Bund Tzukunft, Jeunesse du Bund Avenir, créé en 1919, qui fonde des sections professionnelles, organise des groupes sportifs, des chorales, des cercles culturels, des bibliothèques et connaît un développement considérable.
Le SKIF (Sotsialistisher Kinder Farband, Union des enfants socialistes juifs) est créé en 1926 et organise de nombreuses activités et camps de vacances. Le sanatorium pour les enfants d’Otwock-Miedzeszyn est ouvert en 1926. La Ligue de la culture (Kultur Lige), créée en 1918 à Kiev, connaît son apogée en Pologne dans les années vingt. Des réseaux d’écoles mixtes et laïques sont organisés pour contrebalancer l’enseignement religieux traditionnel : y participent le Bund et des organisations sionistes de gauche et sionistes-socialistes ; le yiddish est la base de l’enseignement.
Dans l’entre-deux-guerres, le syndicalisme juif s’intensifie en Pologne, malgré l’émiettement des unités de production: unions professionnelles et caisses de solidarité structurent les grèves et les manifestations à partir du début des années trente. La dégradation de la situation économique et les flambées d’antisémitisme accentuent la mobilisation à la fin de la décennie.
Le Bund est majoritaire parmi les travailleurs juifs : parti juif le plus important, il anime un véritable mouvement de masse. Majoritaire aux élections communautaires de 1936, il remporte également un grand succès aux élections municipales de 1938. Il est actif sur les terrains syndical, politique, culturel et éducatif.
bundDes bundistes collent des affiches pendant une campagne électorale.

Les organisations sionistes

Les origines du sionisme
En 1896, Theodor Herzl, journaliste viennois, écrit L’État juif. Convaincu de l’impasse de l’assimilation (montée de l’antisémitisme à Vienne, affaire Dreyfus en France, alors que l’égalité des droits civiques est réalisée en Europe de l’Ouest), il popularise l’idée de la renaissance et de l’indépendance du peuple juif sur la terre d’Israël.
Il propose la création d’une organisation juive mondiale, destinée à promouvoir l’installation en Palestine. Le premier congrès sioniste international se tient à Bâle en août 1897. La déclaration de Bâle affirme que le sionisme a pour but la création d’un foyer national juif. L’Organisation sioniste mondiale est créée.
C’est dans le judaïsme russe (dont la Pologne, sous domination de la Russie) que l’écho est le plus grand.
L’aspiration à une vie plus digne et la montée de l’antisémitisme (l’antisémitisme d’État, fait d’exclusion et de discrimination, relayé par la violence de groupes qui multiplient les pogroms) cristallisent les courants sionistes. La partie de l’intelligentsia qui promouvait la culture hébraïque moderne se mobilise pour la renaissance sociopolitique des Juifs en Palestine.
Depuis quelques années existait déjà un groupe, Hovevei Tsion (Les amants de Sion), qui, devant la montée de la terreur, préconisait l’établissement d’un foyer national juif.
Le projet de Herzl conduit à la multiplication des rencontres et à la constitution de nouveaux groupes. Le sionisme est non seulement un courant politique, mais aussi le canal de diffusion de la culture hébraïque. Il cherche à donner une identité collective aux Juifs, à fonder culturellement la nation juive moderne, en dehors du cadre religieux. L’organisation des masses juives de la diaspora vise aussi à renforcer leur autonomie culturelle (réseaux d’écoles en hébreu, etc.).
Le sionisme en Pologne
Après 1918, le sionisme disparaît dans la Russie bolchevique mais se développe en Pologne (devenue indépendante et dont les frontières ont été redéfinies), où il forge une identité nationale juive face au nationalisme antisémite.
Le courant des sionistes généraux lutte à la fois pour la création d’un foyer juif en Palestine et pour l’égalité civique des Juifs en Pologne.
Le mouvement se fragmente entre sionistes religieux et sionistes laïques, entre sionistes de gauche et de droite.
Les membres de la gauche sioniste tentent de concilier nationalisme juif et idéal socialiste. En restant partisans d’une solution étatique, ils participent à la vie politique : la lutte des classes est la solution au problème social, l’existence étatique est la solution à la question nationale juive. Ils sont nationalitaires dans l’immédiat et nationalistes dans le futur.
« La lutte pour les droits de la nationalité juive dans la diaspora implique nécessairement pour l’avenir un projet de vie nationale en Palestine. La lutte pour la Palestine de demain, de son côté, doit être précédée par la lutte d’aujourd’hui contre toute forme d’oppression et de préjugé, une lutte pour les pleins droits de la nationalité juive. »
La participation à la lutte locale et la participation à la construction d’un nouveau territoire constituent les deux volets d’action des sionistes socialistes. L’obtention des droits politiques, juridiques et civiques permettra l’existence étatique non territoriale, étape vers la concentration territoriale. L’articulation entre ces différents aspects suscite des divergences et la formation de plusieurs groupes distincts, combinant différemment autonomie nationale politique et autonomie territoriale.
Les sionistes-socialistes sont partisans d’un foyer national juif, mais sans référence à la Palestine. Ils s’opposent à la conception bundiste de l’autonomie nationale culturelle. Mais ils la rejoignent sur le marxisme et le yiddishisme.
Le Poale Tsion (Ouvriers de Sion) fait référence à la Palestine, où « l’ouvrier juif sera le pionnier de l’avenir juif ». Il se définit comme marxiste. Il scissionne entre une composante de droite, qui rejette le marxisme, et une composante de gauche, qui devient le parti le plus dynamique après le Bund.
Le DROR en est l’organisation de jeunesse.
Tseirei Tsion (Jeunes de Sion) est partisan d’un socialisme populaire. Il s’inspire des pionniers juifs en Palestine, en particulier du parti Hapoël-Hatzaïr.
L’Hashomer Hatzaïr est un mouvement de jeunesse sioniste et socialiste qui accorde une grande attention à l’éducation, qui rejette ce qui s’apparente à la tradition, qui a de nombreuses activités culturelles et qui prépare la jeunesse à la vie en kibboutz. Il structure la jeunesse en s’inspirant du scoutisme.
Le mouvement Ha-Haloutz (Le pionnier) prépare ses membres au travail agricole pour leur émigration en Palestine. Des groupes de haloutzim se constituent dans toute l’Europe orientale. Ils créent des écoles agricoles, des fermes, des ateliers collectifs, pour former des travailleurs agricoles conscients. Il regroupe surtout des jeunes. Tout en affichant des buts émigrationnistes, il est engagé dans la défense des droits civiques et économiques et mobilise la jeunesse combative.
Les sionistes révisionnistes sont des sionistes de droite. Ils sont contraints de quitter l’organisation sioniste mondiale parce qu’ils exigent le départ vers la Palestine de tous les Juifs de Pologne et que leur organisation est de type paramilitaire.
Le Betar en est l’organisation de jeunesse.
Photo de présentation : PAINTINGS ON JUDAICA BY EDUARD GUREVICH
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