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jeudi 9 mai 2019

Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, morts pour rien.Par Sarah Cattan


Lorsqu’une trêve, fût-elle de pacotille, fut proclamée entre les deux parties, les media français décidèrent de parler des deux jours extra-ordinaires vécus par l’Etat hébreu et la population gazaouie.
Moi, j’avais pu vérifier, tout au long de ce qui pour nous est le week end et pour les israéliens la fin du shabbat et puis le premier jour de la semaine, que les dépêches mentionnant cet épisode de guerre étaient quasi inexistantes.
Pour suivre, il fallait avoir des relais israéliens et palestiniens. Tout journaliste désireux de relayer l’info avec la rigueur qui sied peut aisément accéder à cette info : de Gaza New Agency au site de Tsahal en passant par pléthore d’autres, nulle entrave à l’info. Au croisement de l’info. Après, il s’agit de relayer les faits. De choisir ses mots. Bientôt son camp…
Le mien se veut objectif : je peux écrire pour un media juif et porter la critique sur Israël. L’exercice coûtera des followers en nombre mais ceux qui restent savent pourquoi.
Au début des tirs, j’avais parlé… de routine. Il en fut pour n’avoir point vu l’ironie. Pourtant… tout était posé. Le décor planté. A Gaza, dès les premières heures, cette photo d’une ville ruinée, mais désormais mise à sac plus par un Hamas sans foi ni loi que par la guerre faisait montre des tirs israéliens, mais prêtait presque à rire tant c’en était prévisible : un vélo d’enfant, jeté à terre, comme abandonné, là, au milieu des pierres.
On attendait la suite.
Quand donc allait sortir le prénom et l’âge de cet ange, cet innocent, auquel ces salauds d’israéliens auraient ôté la vie.
Il fallut attendre. Juste quelques heures.
L’instant arriva : Tsahal était décidément une armée éminemment monstrueuse puisqu’il s’agissait cette fois d’une fillette de quelques mois, retrouvée morte en sa maison aux côtés de sa maman enceinte, et d’une jeune sœur gravement touchée.
Un communiqué officiel eut à peine le temps de déclarer que ses soldats n’avaient pas touché cette maison que tous les media avaient déjà titré sur … l’infanticide.
Mais ne voilà-t-il pas qu’un media dont je savais depuis longtemps l’intégrité tweeta et titra, exonérant Israël de ce énième forfait : la fillette et sa mère avaient été frappées par des tirs des hommes du Hamas. L’agence Gaza News Agency précisa qu’une roquette du Hamas, et non un F16 israélien, était responsable de la mort de Falastin Abu Arar, 37 ans, enceinte, et de celle de son bébé de 14 mois, Saba : Nous n’avons pas besoin de mentir dans notre guerre contre les sionistes. Saba Abu Erar, 14 mois, a été tué par une roquette du Hamas – pas par un F16 israélien. Quand vous mentez, vous blessez notre cause. Vous détruisez notre crédibilité.
Gaza News Agency. Je redis son nom tant l’intégrité en la matière se fait rare.
Tant le systématisme est de mise concernant Israël. Tant devient banale et choquante l’extrême attention accordée à la chose. Israël guetté. Désigné coupable. Cet enfant de 8 mois assassiné le dimanche de Pâques dans une église sri-lankaise n’était pas devenu viral sur les réseaux sociaux. Les enfants qui mouraient au Yémen ou en Syrie valaient moins, eux aussi, en termes de buzz : ils n’avaient pas été tués par l’Etat hébreu.
L’affaire de l’enfant passée, on put reprendre tout ça et s’amuser, ou s’exaspérer, voire s’indigner, de la manière dont fut traitée l’info : en France, ce fut notre PR qui, oublieux de tous ses manques dont la liste n’en finissait pas de s’allonger, voulut donner son avis qu’il imagine attendu et crucial, et, désireux de ménager la chèvre et en même temps le chou, dans l’impossibilité qu’il se trouvait cette fois de condamner une riposte disproportionnée de l’Etat hébreu, se fendit d’un communiqué dont il aurait dû s’abstenir.
Le temps de la masturbation intellectuelle arriva à son tour. L’armée israélienne aurait aussi répliqué à une attaque informatique, une première qui soulevait des questions, titra celui-là… What ! C’est que jamais à ce jour un Etat n’avait revendiqué ainsi l’emploi de la force militaire traditionnelle pour répondre à une cyberattaque ! Et voilà Tsahal qui s’y frottait !  Pour la première fois pendant des hostilités, le Hamas a essayé de lancer une attaque dont l’objectif était de perturber la qualité de vie des Israéliens. Nous ne souhaitons pas en dire davantage, précisa Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne : Nous avons décidé d’attaquer physiquement l’infrastructure concernée.
C’en était trop ! Voilà les états-majors des armées et les juristes spécialisés discutant de la légalité d’une telle riposte, laquelle répondait donc, par les moyens classiques de la guerre, à une attaque informatique !
Eh bien, même là, ça n’allait pas : une doctorante en droit international public s’étonna qu’on ne fût plus dans un cas de parallélisme des moyensoù l’on répliquait par une attaque informatique à une attaque informatique. Israël avait encooore triché ! Parce que, figurez-vous, en théorie, une attaque informatique pouvait tout à fait justifier une contre-attaque physique, si cette dernière s’inscrivait dans le cadre de la légitime défense. Et là, les 3 conditions requises pour que le droit pût admettre la chose ne semblaient pas réunies ! l’immédiateté, la nécessité et la proportionnalité, comme nous expliqua François Delerue, chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire : Le Hamas menait bien de nombreuses activités hostiles dans le cyberespace, mais ces dernières demeuraient relativement modestes, bien en deçà de ce qui justifierait une frappe aérienne…
Ainsi, on le comprit tous ainsi : il fallait que les activités hostiles fussent immodestes pour qu’il fût considéré acceptable de s’en défendre.

Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski … Nos confrères n’ont pas compris que ceux qui vous avaient assassinés étaient les frères de ceux qui tiraient sur des populations civiles, en Israël, et partout dans le monde. Qu’ils soutenaient, par leur prudence teinte de lâcheté, la peste et le fascisme, et faisaient qu’en somme, vous seriez morts … pour rien…
Elsa, Bernard, Franck, Mustapha, Michel, vous étiez là au mauvais moment.
Et puis, il faut le dire. Le répéter. Ça concerne Israël ! Israël, ce camp de concentration à ciel ouvert qui tue les amis de Mohamed Kacimi et Leïla Shahid !
Qu’importait que des roquettes fussent tirées à la frontière et qu’importait que cette fois il y en eût 700 ?
Qu’importe si désormais le monde entier vit sous la coulpe du Djihad islamique…
Qu’importe si le Hamas crie victoire devant ce que certains appellent une nouvelle redditionaux organisations terroristes.

Qu’importe si chacun sait que sans solution politique à long terme, ce que mes confrères appellent poétiquement escalade, flambée de violence ou pluie de roquettes recommencera.
Puisque s’il fallait à l’évidence une combinaison de force militaire dure contre le terrorisme, il apparaissait chaque jour un peu plus qu’on ne voyait décidément pas l’ombre d’une telle initiative politique visant unanimement à cibler ceux qu’Aviv Kohavi, chef d’État-major de Tsahal, appelait l’armée de terreur.
Puisque définitivement on n’en trouvait pas un qui jugeât intolérable que la vie d’un pays entier fût arrêtée selon le bon vouloir islamiste. Que l’école fût fermée. Les plages interdites. Et que chacun disposât de vingt secondes pour courir à l’abri.
Certains se risquèrent à parler de réponse inédite des autorités israéliennes : ils ne pouvaient pas, cette fois, user du qualificatif coutumier et parler de riposte disproportionnée. 700, c’était le Sans dot de Molière. Et même le recours aux assassinats ciblés passa sous un silence gêné.
Vendredi, ce sera à nouveau la marche du retour. Comme chaque vendredi. Depuis le 30 mars 2018. Que se passera-t-il cette fois. Le Hamas, escorté du Jihad islamique, orchestreront à nouveau tout ça. Ces frères de haine qui tenaient salon dans le quartier de Rimal se seront installés ailleurs. Et la routine reprendra. Puisqu’il en est encore pour renvoyer dos à dos les terroristes et l’Etat hébreu. Pour proclamer encore le droit des Israéliens comme des Palestiniens à vivre en paix. Le Quai d’Orsay le disputera à la veulerie d’un PR et de media asservis, tous réunis dans leur embarras à dénoncer et nommer l’agresseur. Tous éminemment lâches pour soutenir le droit d’Israël de se défendre.
Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, Myriam, Arié, Gabriel, Abel, Loïc qu’ils laissèrent paralysé à vie, et Vous tous, anonymes, qu’ils tuèrent ou estropièrent…
Nous continuerons. Nous répéterons que les terroristes des Twin Towers, de Charlie, d’Hypercacher, du Bataclan, du Musée juif de Bruxelles, du Sri Lanka ou de Gaza furent tous les cibles des mêmes bourreaux, de la même idéologie mortifère. Qu’ils furent tous massacrés par des barbares usant de méthodes que n’auraient pas désavouées les pires nazis, qu’il s’agît de détournements d’avions, d’attentats suicides, d’attaques à la voiture bélier ou à l’arme blanche, quand ils ne vous auront pas brûlés vifs ou défenestrés. Au nom de la religion de paix et d’amour que l’on sait.
Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, Myriam, Arié, Gabriel, Abel, Loïc qu’ils laissèrent paralysé à vie, et Vous tous, anonymes, qu’ils tuèrent ou estropièrent…
Nul n’appelle en votre nom à une mobilisation internationale pour éradiquer définitivement cet ennemi commun.
Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, Myriam, Arié, Gabriel, Abel, Loïc qu’ils laissèrent paralysé à vie, et Vous tous, anonymes, qu’ils tuèrent ou estropièrent…
Vous dont les morts orchestrées auraient dû, au regard du droit international, être à l’origine d’une force militaire unique lancée contre une police capable de tirer à balles réelles sur des manifestants osant protester contre la pénurie organisée par le Hamas.
Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, Myriam, Arié, Gabriel, Abel, Loïc qu’ils laissèrent paralysé à vie, et Vous tous, anonymes, qu’ils tuèrent ou estropièrent…
Antonio Guterres a condamné les frères de ceux qui vous assassinèrent, pendant que notre Président se paie de mots, renvoyant dos à dos agresseurs et agressés, terroristes et victimes, djihadistes et civils.
Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski, Myriam, Arié, Gabriel, Abel, Loïc qu’ils laissèrent paralysé à vie, et Vous tous, anonymes, qu’ils tuèrent ou estropièrent… Je crains que vos morts n’aient servi de rien.
Faudra-t-il que ça arrive ici. Que nous nous réveillions souventes fois pour courir aux abris. Que nous expliquions à nos touts petits qu’il n’y aurait pas école aujourd’hui ni demain. Parce que des terroristes islamistes l’auront décrété ainsi.
Sarah Cattan

mercredi 8 mai 2019

Ikea, Eataly, Smart City...la métamorphose des centres-villes...


Ouverture du food hall « Eataly » en plein Marais ! Lancement du nouveau concept store Ikea, place de la Madeleine, au cœur de Paris ! Appel à projets pour la « smart city » ! Les annonces se succèdent et l’on peine à suivre le rythme effréné auquel nos centres villes se recomposent.
Cette recomposition est le reflet d’une part de l’évolution des formes traditionnelles de consommation, et, d’autre part, des bouleversements technologiques. Il s’agit d’un phénomène complexe que l’on ne saurait caricaturer trop simplement, mais trois tendances de fond méritent d’être relevées pour comprendre le futur visage de nos villes.
L’explosion du commerce en ligne
Les petits commerces qui ont fait le charme de nos centres villes durant la seconde moitié du vingtième siècle semblent les grands perdants de l’émergence du commerce en ligne. Progressivement ses parts de marché se sont étiolés au profit des e-commerçants. C’est le cas notamment du prêt-à-porter qui doit affronter de plein fouet la concurrence des sites de ventes événementielles à prix cassé, ou encore des grandes plateformes offrant un choix et des délais de livraison très attractifs.
Mentionnons également les agences de voyage traditionnelles qui peinent à concurrencer les sites internet spécialisés sur l’hôtellerie, les circuits sur mesure ou encore les voyages low-cost…
Conscients de cette dévitalisation des centres-villes, les pouvoirs publics ont lancé une initiative intitulée « Action cœur de ville » visant, a minima, à freiner ce déclin.
De nouvelles initiatives voient ainsi le jour afin de redynamiser les centres-villes, en créant de nouvelles expériences de consommation, mêlant commerce traditionnel et une offre riches de services et de conseils.
C’est le cas des concept stores, depuis les fameux « Apple Store » jusqu’à l’ouverture récente du food hall « Eataly » qui embarquent leurs visiteurs dans de nouveaux univers…de consommation.
2. Relocalisation des grandes enseignes
A l’inverse du commerce de détail qui semble y décliner inexorablement, les centres villes deviennent un terrain privilégié pour les grandes enseignes qui avaient fait le choix jusqu’ici des zones industrielles périphériques.
Le premier mouvement avait été initié par les grandes enseignes de distribution : Auchan, Carrefour, Leclerc qui ont ouvert, à une vitesse impressionnante, de nouvelles enseignes adaptées aux besoins de consommateurs urbains. Les petites épiceries de quartier ont naturellement fait les frais de cette nouvelle concurrence.
Les grandes enseignes spécialisées comme Decathlon, Bricorama leur ont emboité le pas en proposant une déclinaison à taille humaine de leurs grandes surfaces.
Enfin, Ikea est le dernier exemple de cette mutation avec des ouvertures successives de concept-stores dans les centres villes : Londres, Manhattan ou Paris à partir du 6 mai au cœur de la Place de la Madeleine.
Le constat est partout le même : le rapport des consommateurs au temps a définitivement changé. Ils valorisent beaucoup plus que leurs aînés la faculté de disposer d’un produit facilement et rapidement et ils ne sont plus enclins perdre du temps dans les embouteillages, ou à sacrifier un dimanche pour faire des achats.
Aussi, il ne faut plus compter sur le fait que les consommateurs se déplacent jusqu’aux magasins, la dynamique s’est inversée : ce sont désormais les grandes enseignes qui doivent se déplacer vers les consommateurs.
Elles doivent toutefois s’adapter à de nouvelles contraintes : s'adapter à de plus petites surfaces, enrichir l'offre classique de services et de conseils, optimiser le catalogue produits pour répondre aux attentes d'un public urbain, qui se déplace en transports en commun…
3. Emergence de la "Smart-City"
Concomitamment à cette recomposition des commerces des centres villes, nous voyons apparaître l’émergence d’une nouvelle dynamique qui innerve les zones urbaines : la digitalisation. La notion de « smart-city » est ainsi apparue afin de désigner précisément cette appropriation des nouvelles technologies par les municipalités afin d’optimiser leur gestion quotidienne et affiner leurs connaissances des besoins et des activités de leurs administrés.
La smart city recouvre des notions diverses : depuis la modernisation /digitalisation des services administratifs jusqu’à l’optimisation des dessertes de transports en commun, en passant par les technologies vertes qui permettent des économies d’énergie, le paiement digital du stationnement, ou encore les nouvelles formes de mobilités alternatives aux voitures.
Nous assistons ainsi à la recomposition des centres villes qui, comme toujours, sont le reflet de l’évolution des modes de vie et de consommation des citoyens.

Un appartement neuf pendant le Omer....

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  •  Un appartement neuf pendant le Omer

    Halakha No 1

    Pendant la période du Omer, il est permis de rentrer dans une chambre que l’on a agrandie ou dans un appartement neuf.
    Il est permis de déménager pendant la période du Omer
    Références: Rabbi Ovadia Yossef z.t.l. dans H’azon Ovadia sur les Halakhot de Yom Tov page 263 et 274, Rabbi Yits’hak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Halakhot Moâdim page 434.

    Halakha No 2

    Durant la période du Omer, il sera permis de :
        peindre ou tapisser une maison,
        inaugurer une maison neuve (Anoukat Habayit) mais l’on récitera la bénédiction de Chééhéyanou sur un fruit nouveau,
        on ne pourra pas écouter pendant le repas de la musique pour cette inauguration, jusqu’au 33ème jour du Omer .

    Références: Rabbi Ovadia Yossef z.t.l. dans Yéhavé Daât volume 3 Siman 30 et dans  H’azon Ovadia sur les Halakhot de Yom Tov page 263, Responsa Maâyan Omer volume 3 page 111 Rabbi Tsiyon Aba Chaoul dans son Responsa Or lé Tsion volume 3 Perek 17  Siman 5, Rabbi Yits’hak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Siman 493 Saïf  20 et dans les Halakhot Hanoukat Habayit Saïf 14 et dans  Houpa Vekidouchin page 493.

Par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël, Amen

  •  Hiloulot 4 Iyar
    Alyah du Rambam vers la terre d’Israël, 18 avril 1165.
    Le corps du martyr, du Maharam de Rotenbourg z.t.l. est remis par les persécuteurs chrétiens 13 ans après sa mort afin de l’enterrer.
    Jour du Souvenir pour les soldats d’Israël et pour les victimes du terrorisme arabe
    ��Rabbi Yaâkov Hakoun z.t.l. de Marrakech
    ��Rabbi Yaâkov Sasportas z.t.l. décédé en 1610, Maroc et d’Amsterdam
    ��Rabbi Yossef Téomim z.t.l., né en 1727, décédé en 1792, auteur du Péri Mégadim sur le Choul’han Aroukh,
    ��Rabbi Éliyahou Chmouël Taub z.t.l. décédé en 1905.
    ��Rabbi Yossef Dov Halévy Solevetchik de Brisk z.t.l. , auteur du Beit Halévi, Rav de Francfort, né en 1820, décédé en 1892.
    *Allumez une bougie et par le mérite des Tsadikim, qu’Hachem protège tout le Âm Israël Amen*

Refoua Chelema et Réussite

  • Toutes les Halakhot sont dédiées à la protection et à la Réfoua Chéléma de tout le peuple d’Israël Amen et en particulier
      • Sarah bat Fortuné,
      • Annaël bat Chlomo
      • Eli Eliyahou Ben Victorine
      • Noam Yéhouda ben Yéhoudit
      • Hanna Lina Bat Lor Lola
      • Ishaie Avraham Othniel ben Shmouel
      • Noam Yossef ben Shmouel
      • Maâyane Esther bat Shmouel
      • Hillel Chalom ben Shmouel
    Amen

Léilouy Nichmat

  • De tous les défunts du âm Israël et en particulier
    • Sarah Bat Rosa z.t.l.
    • Georges Yitshak Ben Hénéna ouben Chlomo z.t.l.
    • Gérard Guerchon Ben Yitshak
    • Fortuné Bat Camille Camouna
    • Tsipora bat Esther
    • Eliaou ben Freha Amoyal
    • Docteur Philippe Eliyahou Touitou z.t.l


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    Qu’Hachem vous bénisse et vous comble de bonheur Amen

    Vous pouvez dédier les Halakhot et Hilloulot

    ✅ A une personne chère
    ✅ A la guérison d’un proche
    ✅ A la protection des enfants
    ✅ A la réussite matérielle
    ✅Une aide pour trouver son âme soeur
    ✅ A la mémoire d’un défunt …
    Merci d’avance Chers Amis de soutenir mon travail ainsi que la diffusion de la Torah

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Attentat évité grâce à la vigilance des soldats...


Un grave attentat a sans doute été évité grâce à la vigilance et la réactivité de soldats du bataillon 601 du Génie militaire (Handassa Kravit) qui effectuent actuellement des missions de sécurité ordinaire dans la région militaire de la division Yehouda.
Des soldats ont aperçu un motocycliste qui leur a paru suspect et l’ont arrêté. En le fouillant, ils ont découvert qu’il avait dissimulé un fusil semi-automatique M-16 avec un chargeur. Il a été emmené pour interrogatoire.
Le commandant Hazi Nehemia, commandant de la compagnie Dekel a déclaré: « Grâce à la vigilance, à la perspicacité, à la promptitude et au courage de ces soldats, un attentat sanglant a sans doute été évité à Yom Hazikaron ou Yom Haatsmaout ».

Pèlerinage de la Ghriba à Djerba: entre 7 et 8000 juifs attendus cette année...


Le pèlerinage de la Ghriba qui aura lieu les 22 et 23 mai prochains devrait accueillir plus de 7 000 visiteurs, cette année soit presque le double de l’année dernière a annoncé hier mardi, le ministre du Tourisme et de l’artisanat, René Trabelsi qui a ajouté que le pèlerinage devrait être exceptionnel en raison de sa coïncidence avec le Ramadan…

« Ce mariage entre le pèlerinage de la Ghriba et le Ramadan sera une occasion particulière de véhiculer la tolérance et la paix de la Tunisie » a précisé le ministre Juif tunisien.
« Plus de sept mille visiteurs du monde entier dont d’importantes personnalités politiques, culturelles et religieuses ainsi que des hommes d’affaires de haut niveau sont attendues au pèlerinage annuel de la Ghriba à Djerba » a déclaré aux médias René Trabelsi, le nouveau ministre du Tourisme tunisien.
Le ministre a précisé que seront présentes à l’événement des personnalités venant de Russie, des Etats-Unis, d’Angleterre, des Pays-bas, de Belgique, d’Italie sans évoquer de personnalités françaises.
Rene Trabelsi est le fils de Perez Trabelsi, président du comité juif de la Ghriba et dirigeant de la communauté juive de Djerba. René Trabelsi a toujours revendiqué ses traditions juives au même titre que son patriotisme tunisien. Avant d’être ministre, René Trabelsi a fondé en France le tour-opérateur Royal First Travel spécialisé dans le marché tunisien. Djerba devient alors sa destination phare et le pèlerinage de la Ghriba accueillera de plus en plus de Juifs.
Rappelons que 4000 pèlerins juifs se sont rendus sur l’île de Djerba l’année dernière pour effectuer le pèlerinage de La Ghriba.
Tel-Avivre –

Le créateur Max Azria n’est plus (Portrait)...


Le créateur tunisien Max Azria s'est éteint à 70 ans hier, lundi 6 mai 2019, à Houston aux Etats-Unis, a annoncé la presse américaine. Le célèbre créateur fondateur de la marque de prêt-à-porter féminin haut de gamme BCBG Max Azria a succombé a un cancer du poumon......Portrait........



Né à Sfax en Tunisie, Max Azria est issu d'une fratrie de six enfants. Ses parents sont des petits producteurs d'huile d'olive de la région. 
Sa famille rejoint Paris alors qu'il a treize ans. Il travaille dans les boutiques de mode du Sentier et fonde plus tard, avec son frère Serge, l'entreprise AZ3, qui devient l'un des plus gros confectionneurs du Sentier, jusqu'à ce que les deux frères vendent le commerce en 1981.
Il déménage à Los Angeles en 1981 et s'associe à Jess, une marque de prêt-à-porter, pour développer ses premières lignes de vêtements pour le marché américain, lignes qui restent volontairement empreintes de la mode française. Il lance BCBG Max Azria en 1989. 
BCBG Max Azria porte le nom de l'expression française bon chic, bon genre, un sens de l'argot parisien « beau style, grande classe ».
En 1992, la marque BCBG Max Azria ouvre sa première boutique à Los Angeles et se marie avec Lubov Azria (en), une ancienne danseuse ukrainienne devenue styliste chez BCBG Max Azria en 1991.
En 1998, Max Azria acquiert la maison Hervé Léger. Début 2007, il relance la marque Hervé Léger avec ses propres designers : Kate Bosworth, Rachel Bilson et Kate Winslet portent les créations de la marque.
Max Azria crée également deux collections de designers :
Max Azria Atelier est une collection de robes de luxe lancée en février 2004 et créées pour les célébrités et les événements de tapis rouge. Sharon Stone, Halle Berry, Fergie et Alicia Keys ont porté ce label.


Max Azria est lancée en tant que marque en février 2006. Angelina Jolie porte du Max Azria pour l'édition 2009 des Screen Actors Guild Awards et des Critics Choice Awards8Source insuffisante.
En 2007, il lance la marque Tex by Max Azria en partenariat avec les supermarchés Carrefour.
En 2008, Max Azria lance une collection contemporaine pour les jeunes appelée BCBGeneration, dirigée par sa fille Joyce. 
Le 3 juin 2009, Miley Cyrus et Max Azria s'associent pour créer une ligne junior pour Walmart, appelée Miley and Max. 
En 2011, la marque Miley and Max, qui ne fonctionne pas, est abandonnée.
La femme de Max Azria, Lubov Azria, agit à la fois comme égérie et directeur artistique de la société.
Max Azria vivait dans une maison de 8.000 m2 à Holmby Hills dessinée par l'architecte Paul Williams.

Il obtenu plusieurs récompenses durant sa carrière:

California Designer of the Year (1995)
Atlanta Designer of the Year (1996)
Fashion Designers of America (1998)
Otis Fashion Achievement Award (2000)
Hollywood Life’s Breakthrough Award (2004)
Dallas Fashion Award (2005)
Wells Fargo Century Fashion Achievement Award lors des L.A. Fashion Awards (2007)
Fashion Excellence Award (2008) lors de la 33e édition des Dallas Fashion Awards, en reconnaissance de sa relance réussie de la marque Hervé Léger.



Source Business News et Wikipedia

https://koide9enisrael.blogspot.com/2019/05/le-createur-max-azria-nest-plus-portrait.html?spref=fb&fbclid=IwAR1e_rHYTyvSaPj45rq_t-QxdWZeEqBRX9GbmrmSj91aX5Hys8BLfL8n93c

La véritable histoire de la Shoah...


Aujourd’hui nous célébrons l’armistice de la Seconde Guerre mondiale. L’occasion de revenir sur la terrible histoire de la Shoah.
A l’été 44, le monde, incrédule, découvrait l’existence des camps d’extermination nazis. Que savaient les Alliés ? Combien y avait-il de camps ? Comment fonctionnaient-ils ? Voici ce qu’il faut savoir sur la plus horrible tragédie du XXe siècle.
Une légère neige tombait, qui fondait immédiatement, se souvient le général soviétique Petrenko. […] Il commençait à faire sombre, mais nos soldats ont trouvé un appareil et ont fait de la lumière. Des détenus émaciés, en vêtements rayés, s’approchaient de nous et nous parlaient en diverses langues. […] Ce n’est qu’à Auschwitz que j’ai appris le destin des Juifs d’Europe. C’était le 29 janvier 1945. » Des milliers de cadavres, sept tonnes de cheveux, un million de vêtements. Voilà ce que l’Armée rouge trouve à Auschwitz. Il y a environ 7 000 survivants, à bout de forces, la plupart sont incapables de bouger ou de pleurer, encore moins de se réjouir de leur « libération ». Des « cadavres vivants », selon les témoins. Buchenwald, Dachau, Bergen-Belsen, Natzwiller-Struthof… C’était donc ça, les destinations finales des convois transportant, de toute l’Europe, les Tsiganes, les opposants, les « anormaux » aux yeux du IIIeReich. Et les Juifs. Rien que pour la France, environ 76 000 Juifs – sur quelque 300 000 vivant dans le pays avant 1940 – sont déportés pendant la guerre, comme ceux partis après la rafle du Vél’d’Hiv’, à Paris, en juillet 1942… Soixante-dix ans après, que sait-on exactement ? La réponse en dix points.

1. Le 23 juillet 1944, les soviétiques découvrent un premier « camp de la mort » mais personne ne les croit

La découverte du camp de Lublin-Majdanek, le tout premier camp libéré, s’est faite par hasard. Au cours d’une opération militaire dont l’objectif est de libérer la ville polonaise de Lublin, les Soviétiques tombent, en juillet 1944, sur ce camp de concentration et d’extermination. Les fours crématoires et les chambres à gaz y sont intacts. Des restes humains carbonisés et des milliers de cadavres sont amoncelés dans de gigantesques fosses communes. Des centaines de milliers de valises, vêtements, chaussures, lunettes, ceintures, peignes, blaireaux, livres ou biberons forment d’immenses tas dans des entrepôts. Pour les soldats russes, le choc est rude. A l’Ouest, toutefois, nombreux sont ceux qui doutent de la réalité de telles découvertes. La BBC, par exemple, ne diffuse pas le reportage de son journaliste dépêché sur place, Alexander Werth, persuadée que ce dernier a été influencé par la propagande soviétique et que les atrocités qu’il décrit sont totalement exagérées. Aux Etats-Unis, les journalistes du New York Herald Tribune se montrent tout aussi sceptiques : « Même après tout ce que nous avons pu apprendre sur la nature impitoyable de la folie nazie, écrivent-ils, un cas pareil nous semble inconcevable. »

2. Les alliés connaissaient déjà l’existence des camps de concentrations, mais ignoraient celle des camps de la mort

« Les nazis ne cachaient pas leurs camps de concentration, explique Olivier Lalieu, historien au Mémorial de la Shoah. Au contraire, ils incitaient la presse à les médiatiser dans un objectif de propagande. » En France, le premier article signalant une telle structure paraît en mai 1933, dans le magazine Vu. C’est un reportage sur Dachau, qui vient d’être mis en fonctionnement, illustré par les photographies clandestines de la journaliste Marie-Claude Vogel. Au même moment, des exilés antifascistes et des militants communistes dénoncent publiquement ces camps, et la Lica (Ligue internationale contre l’anti sémitisme) publie des témoignages d’anciens prisonniers libérés ou évadés. « Mais jusqu’à leur libération, précise Olivier Lalieu, personne n’imagine le degré d’inhumanité qui y règne. » En revanche, concernant les camps d’extermination, les Alliés sont mal informés. Certes, en 1942, la résistance polonaise attire l’attention de la communauté internationale sur les « camps de la mort ». Mais l’incrédulité prévaut. D’autant plus que l’administration allemande met tout en œuvre pour détourner habilement l’attention des Occidentaux.
Tel est l’objectif du camp de Terezin (situé dans un ghetto de Tchécoslovaquie). Il est décrit par la propagande nazie comme une « station thermale » où les Juifs allemands peuvent « prendre leur retraite ». En vérité, il s’agit d’un camp de transit dans l’attente de l’extermination. Mais la mystification fonctionne. En juin 1944, les nazis autorisent la Croix rouge à visiter le camp de Terezin. Quelques jours plus tôt, ils y ont planté des jardins, restauré les baraquements et construit des cafés. Les visiteurs, enthousiastes, assistent à un opéra pour enfants. Le représentant de la Croix rouge, Maurice Rossel, s’émerveille devant un Kinderpavillon (maison pour enfants) décoré d’images d’animaux, doté de douches et de petits lits. Il remettra à sa hiérarchie un rapport très favorable. Une fois la visite terminée, les Allemands reprennent les déportations des internés du ghetto jusqu’en octobre 1944.

3. Quelle est la différence entre un camp de concentration et un camp d’extermination ?

L’expression « camp de concentration » est utilisée pour la première fois à la fin du XIXe siècle en Afrique du Sud pendant la guerre des Bœrs : les Britanniques y internent les familles des paysans descendant des premiers colons européens (les Bœrs). Mais le régime nazi va systématiser le recours auxKonzentrationslager. Ce sont de vastes prisons où les détenus sont placés sous la surveillance des membres de la SS. Le IIIe Reich y enferme les « ennemis de l’Etat » et autres «parasites» à éliminer : antinazis, communistes, handicapés, homosexuels, marginaux, ainsi que les Juifs, les Tsiganes, les témoins de Jéhovah et les minorités ethniques à partir de 1938, les résistants et les prisonniers soviétiques pendant la guerre. Le but premier n’est pas de les assassiner, mais de les « rééduquer » par le travail. « Arbeit macht frei » (« Le travail rend libre »), affirme dès 1940 l’enseigne de métal qui surplombe la grille d’entrée du camp d’Auschwitz. A partir de 1942, les déportés, transformés en esclaves, participent massivement à l’effort de guerre en trimant dans les usines installées à proximité directe des camps.
Les « camps de la mort », eux, apparaissent plus tard. En juillet 1941, une directive adressée au chef de la sécurité du Reich autorise et encourage la création de centres de mise à mort : « Je vous enjoins, écrit Hermann Gœring, le bras droit d’Hitler, d’entreprendre tous les préparatifs d’ordre matériel, économique et financier concernant une «solution définitive» du problème juif. » Chelmno fonctionne dès décembre 1941. Mais c’est la conférence de Wannsee, le 20 janvier 1942, qui avalise et organise la solution finale. Les camps d’extermination de Belzec, Sobibor et Treblinka sont établis la même année en Pologne occupée. A leur arrivée, les Juifs sont directement envoyés dans les chambres à gaz.

4. À quoi ressemblait Auschwitz, la « métropole concentrationnaire »?

En 1945, Auschwitz (Pologne) est le plus grand cimetière du monde. Depuis sa création en 1940, près de 11 00 000 personnes y ont été méthodiquement assassinées, dont une immense majorité de Juifs. A la fois camp de concentration et d’extermination, cette « métropole » est en réalité composée de trois structures.
D’abord, Auschwitz I, où sont détenus les déportés : « Ce sont d’immenses espaces entourés de plusieurs rangées de fils barbelés, décrit le général-major soviétique Grichaev. Dans chaque camp, se trouvent jusqu’à 80 baraques, à l’intérieur desquelles deux rangées de châlits sont disposées sur deux étages. Chaque baraque abrite entre 200 et 300 prisonniers. »
Auschwitz II, plus connu sous le nom de Birkenau, est un camp de concentration disposant, à l’extérieur, d’installations de mise à mort : quatre complexes crématoires destinés à liquider les déportés jugés incapables de travailler. Ces derniers ne suffisent pas et de nombreux corps sont brûlés avec de l’essence dans des fosses communes. Le général-major Grichaev estime que « pendant les périodes d’arrivée massive de prisonniers, on exterminait 10 000 à 1 5 000 personnes par semaine dans les chambres à gaz ».
Enfin, Auschwitz III (à Monowitz) comprend, dans un rayon de trente kilomètres, dix-huit camps annexes qui accueillent des kommandos (unités de travail forcé) : ce sont des fermes, des usines, des mines ou des fonderies où triment jusqu’à épuisement les détenus venus de toute l’Europe, comme le Juif italien Primo Levi, auteur plus tard de Si c’est un homme.

5. Les camps étaient soumis à des règles aussi strictes que cyniques

« Nous souhaitons accomplir correctement notre devoir, mais sans faire preuve de faiblesse. Dur, juste, impitoyable s’il le faut, telle est notre devise. » Ainsi parle le commandant du camp de Buchenwald, dans un arrêté diffusé en 1937 à l’ensemble de son personnel (cité dans L’Enfer réglementé, un essai glaçant de Nicolas Bertrand). Il ajoute : « Je suis amené à attirer l’attention sur le fait qu’il est interdit à tout membre de la SS (Schutzstaffel) d’agresser un détenu. » En théorie, la vie dans les camps est soumise à des règles strictes et d’un cynisme absolu. Toute « infraction » doit donner lieu à un rapport, voire à une procédure devant un tribunal.
En réalité, et à mesure que la guerre avance, tortures et brimades deviennent quotidiennes pour les détenus : les chiens lâchés sur ceux qui s’écroulent de fatigue, les heures d’appel devant les baraques dans les températures glaciales, l’exécution sommaire des plus faibles… A cela s’ajoutent les humiliations infligées par des petits chefs sadiques, pourtant eux aussi déportés. « Pour gérer les camps, les nazis ont inventé le système pervers d’une double hiérarchie : celle de la SS est systématiquement doublée par celle des détenus », écrit Annette Wieviorka, spécialiste de la Shoah, dans son livre-enquête 1945. La Découverte. Des détenus sélectionnés par les SS – souvent des « asociaux », criminels ou vagabonds – se voient promus au rang de chef de Block (baraque, en allemand), de secrétaire de Block ou encore de Kapo (chef d’unité de travail). Ces « chefs », qui bénéficient de conditions de détention moins dures, sont souvent les personnages les plus haïs par les détenus. La libération des camps donne lieu à des règlements de comptes extrêmement violents et sanglants, au cours desquels les déportés s’acharnent sur leurs anciens bourreaux.

6. Les survivants ressemblaient à des cadavres ambulants

Quand les armées soviétiques parviennent à Auschwitz, les soldats russes rencontrent des survivants dans un état physique épouvantable. La faim, les coups, les tortures, les maladies et les expériences « médicales » ont déformé leur corps. « J’ai aussi vu des enfants, raconte le général soviétique Petrenko. Ils avaient le ventre gonflé par la faim, les yeux vagues, des jambes maigres, des bras comme des cordes et tout le reste ne semblait pas humain, comme si c’était cousu. » La terrible découverte du camp d’extermination d’Auschwitz est médiatisée, mais l’opinion publique ne perçoit pas immédiatement la faiblesse extrême des rescapés. « Les films diffusés par l’URSS sont en fait souvent des reconstitutions, tournées quelques jours plus tard avec des figurants », explique Frédérique Neau-Dufour, directrice du Centre européen du résistant déporté.
La véritable prise de conscience collective n’a lieu qu’en avril 1945, quand les Alliés libèrent d’autres camps, à l’ouest, et découvrent des milliers de nouveaux survivants. Plus de 21 000 prisonniers agonisent dans les baraquements de Buchenwald (en Allemagne) quand les soldats américains y pénètrent, le 11 avril. Quatre jours plus tard, 60 000 rescapés sont retrouvés dans le camp de Bergen-Belsen et autant à Dachau (tous deux également en Allemagne), le 29 avril. La faim y a atteint un seuil critique : des cas de cannibalisme sont constatés. Des milliers de déportés meurent dans les heures qui suivent l’arrivée des Alliés, malgré les premiers soins qui leur sont apportés. « Ces images de cadavres empilés, désarticulés et nus sont diffusées dans la presse à partir d’avril 1945, explique Frédérique Neau-Dufour. Elles choquent profondément l’opinion. »

7. Où sont passés les fours crématoires et les chambres à gaz ?

Pendant la guerre, les nazis entretiennent l’incertitude quant au sort réservé aux déportés raciaux. Pour communiquer, ils utilisent un langage codé (par exemple, le gazage est appelé « action spéciale ») et peu de documents écrits. Malgré ces précautions, l’Occident a vent d’informations concernant des meurtres de masse. Résultat : le 13 janvier 1942, lors d’une conférence interalliée réunissant à Londres les représentants de huit gouvernements et de la France libre, les Alliés demandent que « la guerre ait pour but principal, entre autres, de châtier les coupables de ces crimes contre l’humanité ». Le régime nazi tente de se couvrir en lançant une opération baptisée « Aktion 1005 ». Objectif ? Faire disparaître les corps des victimes et détruire toute trace des installations de mise à mort avant que les soldats alliés ne les découvrent. En Europe de l’Est, les officiers nazis donnent l’ordre à des centaines de déportés d’ouvrir les fosses communes et d’incendier les corps en décomposition.
En 1943, les nazis démantèlent complètement les centres d’extermination de Sobibor, Treblinka et Belzec, situés en Pologne. Fin 1944, ils dynamitent les fours crématoires et les chambres à gaz de Birkenau avant de s’enfuir. L’Aktion 1005 vise donc à effacer les preuves d’un massacre organisé, afin que les principaux dirigeants nazis échappent aux procès en cas de défaite du Reich.
Pourtant, en décembre 1944 et janvier 1945, la presse et la radio françaises rendent compte de la découverte d’une « chambre d’asphyxie » à l’intérieur du camp de Natzwiller-Struthof. Celle-ci n’est pas directement destinée au génocide des Juifs, mais à fournir des cadavres pour les expériences médicales pratiquées par les SS. Les reporters insistent également sur les tortures dont furent victimes les détenus de ce camp d’Alsace. Autant de crimes de guerre perpétrés par les nazis. Par la suite, et pour d’autres camps, les témoignages affluent. Après 1945, les Alliés veillent à ce que les installations de mise à mort soient conservées, à titre de mémoire. Cela n’empêche pas l’apparition, dès 1948, des thèses révisionnistes qui contestent la réalité du génocide des Juifs par l’Allemagne nazie.

8. Les populations locales, voisines des camps, pouvaient-elles ignorer l’horreur qui s’y déroulait ?

Au moment de la libération des camps nazis, les chefs militaires alliés forcent la population locale à visiter les lieux. « Des femmes s’évanouirent, raconte Margaret Bourke-White, photojournaliste pour le magazine américain Life. Les hommes couvraient leur visage avec leurs mains et détournaient le regard. Quand les civils répétèrent encore : «Nous ne savions pas!», les détenus libérés s’écrièrent avec fureur: «Vous saviez!» » Le même genre de scène se répète à Ohrdruf (Allemagne). Après sa visite forcée de ce camp de la mort en avril 1945, le maire de la ville, Albert Schneider, se suicide avec sa femme. Choc de l’horreur ? Peur de représailles ? « Les civils allemands peuvent alors difficilement ignorer l’existence des camps nazis voisins, estime Frédérique Neau- Dufour. Ne serait-ce que parce qu’ils voient, pendant la guerre, les convois de déportés arriver et ne jamais repartir, ainsi qu’une épaisse fumée noire nauséabonde s’échapper des fours crématoires.» Lors du procès de Nuremberg, une rescapée d’Auschwitz multiplie les arguments: « Il y a eu une politique de libération des détenues de droit commun et des asociales allemandes pour les envoyer comme maind’œuvre dans les usines, témoigne-t-elle. […] Ces femmes sortaient [de ces camps] et il est difficile de croire qu’elles n’ont jamais parlé. »

9. Bilan : 6 millions de morts et 10 à 12 millions de personnes déportées

En tout, dix à douze millions de personnes ont été détenues dans les camps de concentration et d’extermination nazis, de 1933 à 1945. Le nombre de morts est colossal: près de 6 millions. Dans la plupart des camps de concentration, les détenus, torturés, contraints à des travaux forcés, meurent de faim et d’épuisement. Près de 300 000 déportés périssent lors des évacuations forcées (« marches de la mort ») de janvier à avril 1945.
Parmi les victimes, on compte plus de 5 millions de Juifs (mais ce chiffre englobe aussi les fusillades de masse opérées par les Einsatzgruppen en dehors des camps), soit deux Juifs sur trois en Europe à l’époque. Les sources sont moins fiables sur les Tsiganes, mais on retient généralement que près de 250 000 d’entre eux furent éliminés. Moins de 3,5 % des Juifs de France déportés (soit 2 500 survivants) sont revenus des camps. Pourtant, au lendemain de la guerre, la spécificité juive et tsigane des victimes n’est souvent pas précisée dans la presse. La Shoah n’est pas spécifiée en tant que telle, l’attention étant focalisée sur les résistants, à l’ouest, et sur les martyrs communistes, à l’est.

10. Il y avait plus de 20 000 camps nazis en Europe

Au total, plus de 20 000 camps nazis constellaient l’Europe occupée, chaque unité principale ayant des dizaines de camps annexes. Buchenwald avait, par exemple, quelque 136 camps satellites. Les camps d’extermination se trouvaient tous en Pologne (Birkenau, Sobibor, Treblinka…). Les camps de concentration étaient répartis sur l’ensemble du Reich et des territoires annexés : on en trouvait par exemple à Natzwiller-Struthof (en France), ou à Dora (en Allemagne). D’autres structures étaient des camps de transit, qui servaient à rassembler les déportés avant de les envoyer vers leur destination finale, tels ceux de Drancy, près de Paris, ou de Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques.
Par Elise Rengot

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